pour passer le temps…

Archives de la catégorie ‘J’aime les ordis !’

Comment ça marche, la santé ?

Aujourd’hui, je trolle la section santé de Commentçamarche.net ; car autant ils sont bons quand il s’agit du high-tech, autant là…

Tout a commencé avec le joli petit encadré à droite, bien ROSE, qui nous montre une charmante barbie-dolly atteinte d’un dérivé du syndrôme de la bouche ouverte.
La santé des femmes : stress, maigrir, choléstérol, fitness, esthétique, ostéoporoseD’ailleurs, je me demande comment, architecturalement parlant, elle fait pour tenir debout. J’ai déjà essayé, sur World of Goo, de construire des trucs comme ça ; hé ben ça a pas marché :-‘(

Bon, il faut admettre, les intitulés changent tout le temps ; mais si, parfois, on comprend bien en quoi il est question de la santé des femmes (ménopause, cancer du sein – encore que…-, cancer du col de l’utérus,…), d’autre fois, c’est très très très très très…..Mystérieux……..
Je parle bien sûr des liens vers « régime« , « choléstérol« , « esthétique« , « stress« , « migraine« , « varices« , « contraception« , « fitness » (où on apprendra qu’un grand centre d’intérêt des femmes, c’est d’avoir un beau cul)…

Mesdames (puisque visiblement, la santé du « bien dans sa peau bobo » n’intéresse que les dames), cliquons sur la section « Dossier>Régime ». Et avant que la page n’ait fini de s’ouvrir, formulons notre objectif clairement : vérifier combien un site qui se veut sérieux peut caler de conneries dans une page web.
Challenge Accepted
La page Régime
La page Régime Végétarien

La page Régime

WTF ? J’ai cliqué sur « régime », et ça me redirige sur…http://sante-medecine.commentcamarche.net/contents/MAIGRIR/…MAIGRIR ????!!!

Bwwwwaaaaaaarrrrrf-arf-arf-arf !!!!!!
Et le titre de la page, c’est « Minceur » !!!!?
C’est même pas la première ligne !…Et déjà : l’adresse, le nom de la page contiennent une définition du terme « régime » qui est non seulement fausse, mais également nocive en soi pour la santé publique et l’amélioration durable des comportements alimentaires des français !

Ainsi donc, Régime Alimentaire = Maigrir.
Seriously ?

Bon, allez, ne nous attardons pas plus là-dessus…On présuppose vaguement qu’on s’adresse à des français en surpoids
LOL

Et en fait…ben il semble que maigrir soit un impératif catégorique
« Il est indispensable d’accepter sans trop culpabiliser les rechutes qui peuvent survenir après un régime, comme par exemple la prise de quelques kilos en apprenant comment les reperdre et récupérer son poids. »
Oui, on vient de nous expliquer qu’un « régime » effficace, c’était un changement d’habitudes alimentaires ; mais une rechute n’est pas un retour à la junk food, non : c’est des KILOS…D’ailleurs, c’est marrant, « retrouver son poids », ça veut dire rejeter une partie de son corps, la « brûler » en fait…
Inutile de préciser que se peser, c’est un rituel nécessaire. C’est pas comme si la balance, c’était prendre le problème à l’envers. C’est pas comme si la balance, ça servait à rien.

Dès cette première page, manger est présenté à la fois comme un plaisir nouveau (se concentrer dessus, se donner de nouveaux cadres, (re)découvrir des aliments) et comme une privation, une limitation, une contrainte, au sein de laquelle on doit garder le « droit », la « possibilité » de faire de « petits écarts » pour éviter la « frustration« , parce que quand même, manger, c’est un plaisir en fait.
En gros, le régime, vous devez vous dire à vous-même que c’est sympa, même si ça vous fait souffrir.
OK

Pas de complexes !

***
Comme j’ai la flemme de tout lire, je vous fais juste partager un petit WTF d’or :
Se bourrer de viande et de fromage avec Atkins, c’est pas seulement cool, c’est carrément un avantage !
NO.

La page Régime Végétarien

Calé entre le forking et le régime hypocalorique, le régime végétarien est rapidement défini comme un régime qui « exclut toutes les protéines animales de l’alimentation ».
Pfffffffffftttttchhhhhhh..
Bwwwwhaaaaaaaaaaarrrrrff-arff-afrf-arff-arff !!!!!!
Aaaaah, je ne m’en lasse pas ! 😀
Le régime végétaRien, pour ceux qui auraient lu en diagonale, exclut toutes les protéines animales de l’alimentation.
XDDDD
« Toutes ? Non ! Car un petit groupe d’aliments résiste toujours et encore à l’extrémisme, cerné des hordes féminines de végétaliennes, d’antispécistes, de véganes, et d’anorexiques… »
Le pire, c’est que l’auteur mentionne lui-même, plus bas, que les végétariens mangent des œufs et du lait.
Normalement, commentçamarche est un site qui traite d’informatique, domaine où domine quand même une certaine forme de logique. Apparemment, ceux qui ont eu envie de commencer la section « santé » n’ont pas eu la même formation. En fait, je ne sais pas s’ils ont eu une formation.

En effet, quand on me dit

  • que les œufs et le lait, aliments souvent périphériques du régime, suffisent à fournir le fer nécessaire,
  • qu’il faut « surveiller les quantités de protéines » (comme si le viandard était avantagé de ce point de vue-là),
  • que tous les végétariens encourrent des risques de carence en B12 (comme si la supplémentation n’existait pas)
  • qu’on fait diminuer des risques cardio-vasculaires (et pas ceux de cancer), tout en assurant gaiement que le diabète « baisse » comme du mauvais choléstérol…

moi, je n’ai qu’une seule réaction :

Nicolas Cage : YOU DON'T SAY ?

Je pense que je ne trouverais pas de pires inexactitudes, même si je le voulais. Mais il faut que tu les inventes. Il le faut, ou ils sauront la Vérité ; tu comprends bien ?!

Alors ici, nous échappons aux usuelles catégories des « aliments interdits/aliments permis ». Bien. Ce n’est pas pour autant qu’on cesse de considérer le régime comme un ensemble d‘interdits, de contraintes qui l’individu s’impose à lui-même comme un dogme religieux. C’est ce que sous-entend, à mon sens, la phrase « Certaines personnes végétariennes s’autorisent à manger de la… »
« …s’autorisent à manger de la… »
« …manger de la…»
Mother of God - You...What did you do ? - Fffffffffffffffffffuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu

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À propos du logiciel libre…

Windows cherche-t-il encore à restreindre la liberté de ses utilisateurs ? Ça ne coûte rien de s’assurer que non. Allez signer la pétition pour que le « démarrage sécurisé » de Windows 8 ne se transforme pas en « démarrage censuré »

Oui, même si le logiciel libre ne vous intéresse pas, vous pouvez comprendre cette revendication simple…

******************

Ah, sinon…Je voulais vous dire : j’ai récemment rejoint l’Église d’Emacs (bien que je ne sache pas encore utiliser Emacs :P)

Saint IGNUcius

I bless your computer, my child !


Conséquence, bientôt, je dirai adieu à ubuntu (et même à Arch T_T), et bonjour gNewSense (ou LFS, mais moins bientôt :s)

Richard Stallman didn’t « write » emacs or created it in his own image. Richard Stallman made Emacs an instance of himself.

Pourquoi le logiciel libre n’intéresse personne.

« on te fait comprendre que ton combat est nul, inutile, et que tu es stupide de t’en faire pour des choses pareilles »
l’elfe, Militer n’est pas sale

Vous avez sans doute entendu parler de Linux ; mais qui sait donc ce qu’est GNU/Linux ? On vous a vanté les avantages de programmes open source ; vous a-t-on parlé du logiciel libre ?
En ce moment, c’est un sujet qui m’intéresse ; aussi, je vous résumerai brièvement ce qu’est le logiciel libre, pourquoi vous vous en foutez au point de ne pas lire l’article, et pourquoi vous auriez tort de le faire.

D’abord, qu’est-ce que c’est que le logiciel libre ?
l’open source ;
un peu d’Histoire… ;
Logiciel libre, projet GNU et open source.
Où je veux en venir : pourquoi tout le monde s’en fout, et pourquoi il ne faudrait pas.

Logiciel libre ? Qu’est-ce que c’est ?

Commençons par le principe d’open source

Il est fort possible que vous ayez déjà entendu l’expression « open source » ; mais pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, je fais un petit rappel : « open source » signifie que le code source du programme est accessible à tout le monde.

Un code source, c’est un peu la recette de fabrication du programme. Pour créer des programmes, les programmeurs n’écrivent pas des suites de 0 et de 1 : depuis les années 60, on a inventé des langages de programmation compréhensibles par les humains, et que des programmes peuvent changer en 0 et en 1. Le Java, le C, le C++ en sont des exemples populaires.
Le travail du programmeur, c’est d’écrire ce que devra faire la machine en C (par exemple) dans un bête fichier texte (ou dans plusieurs, pour mieux organiser son travail). Pour info, voici un exemple, tiré de la fonction main de VLC :

#ifndef ALLOW_RUN_AS_ROOT
if (geteuid () == 0)
{
fprintf (stderr, « VLC is not supposed to be run as root. Sorry.\n »
« If you need to use real-time priorities and/or privileged TCP ports\n »
« you can use %s-wrapper (make sure it is Set-UID root and\n »
« cannot be run by non-trusted users first).\n », ppsz_argv[0]);
return 1;
}
#endif

Ouais, quand je disais « compréhensibles par un humain », il va sans dire que ça ne va pas de soi 😛 Ça, c’est un message d’erreur, on comprend à peu près ; mais allez savoir ce qu’est ppsz_argv[0] si vous n’êtes pas programmeur !

Donc, pour un programme « open source », tout le monde a le droit de télécharger, lire, et même modifier le code source. Pour vlc, par exemple, c’est sur le site officiel.

Logiciel libre != Open source
(Ce titre est une blague. Dans de nombreux langages de programmation, != est utilisé pour noter le symbole ≠ dans certaines conditions)
Hé bien, je vais vous révéler un secret : open source ne signifie pas logiciel libre !
Encore des batailles compliquées ?
Un peu, oui. La nuance est d’autant plus difficile à saisir que :

  • La plupart des logiciels open source sont aussi des logiciels libres
  • Historiquement, « open source » a en fait été inventée pour mieux promouvoir le mouvement du logiciel libre*
    *En effet, le nom anglais du logiciel libre, free software, inclut une ambiguïté entre la notion de gratuité et de liberté, ce qui fait qu’il fallait à chaque fois expliquer « When you hear of free software, think of free seech, not of free beer. » Or, quand on est une entreprise, difficile de ne pas penser tout de même à free beer
  • La différence entre ces deux mouvements est en fait philosophique : les objectifs sont différents, mais en pratique, les moyens se rejoignent (les développeurs travaillent souvent conjointement).

Conclusion : c’est un joli bazar ! Pour bien comprendre la différence entre les deux, il faut d’abord que je vous explique ce qu’est, historiquement, le logiciel libre.

Un peu d’Histoire…

Simplifiée, bien sûr…Si vous voulez la version complète, faites comme moi, lisez la (semi-auto)biographie Richard Stallman et la révolution du logiciel libre.
Une génération de hackers
Dans les années 60, 70, l’informatique était un secteur de pointe. Si le matériel était vendu par les industries qui le mettaient au point, les programmeurs qui écrivaient les logiciels n’hésitaient pas à se filer les codes sources, à réparer eux-mêmes les bugs, à donner à l’entreprise un retour qui permettait d’intégrer leurs idées au software qu’elle avait fourni : en dépit des copyrights (qui théoriquement s’appliquaient aux codes sources), ces pratiques semblaient aller de soi.
C’est dans cette ambiance que Richard Stallman, programmeur génial, a découvert l’informatique. Les hackers (= bidouilleurs) du AI Lab au MIT formaient une « communauté » particulière où ne pas partager les idées, innovations, améliorations, était mal vu.

Richard Stallman en 2010

Richard Stallman en 2010

L’anomalie propriétaire
Sauf que de plus en plus, les fabricants de matériel eurent l’idée de ne pas fournir le code source des drivers : ainsi, en cas de problème, le client était dépendant de l’entreprise.
De plus, certains programmeurs commençaient à se plaindre de ce système, se considérant propriétaires du code source qu’ils avaient produit. Parmi eux, un homme célèbre, s’il en est, dont la lettre Computer Hobbyists affirme sur un ton vindicatif que le logiciel est un bien marchand, dont le créateur doit être récompensé, et que le présent système de partage ne peut produire que des logiciels de mauvaise qualité.
Les hackers terminant leurs études quittèrent le cadre universitaire, pour se lancer dans des carrières dans le secteur privé. À contrecœur, ils laissèrent le code source se transformer en secret industriel, le logiciel en produit marchand.
La résistance : Stallman prend le maquis !
Au début des années 80, le hacker Richard Stallman, qui voyait sa communauté de programmeurs atomisée, fut placé devant un choix : rejoindre une entreprise, ou partager envers et contre tout.
Il choisit de partager.
Célèbre pour avoir créé Emacs, l’un des outils les plus appréciés des programmeurs (je me demande même si Emacs n’a pas une fonction servant à préparer le café intégrée quelque part :P), il fit des prouesses surhumaines quand il fallut lutter contre le logiciel propriétaire (comme la bataille pour réécrire tous les logiciels Symbolics). En fait, Stallman avait acquis le statut de légende vivante.
C’est pourquoi il était le seul à pouvoir théoriser le logiciel libre, et annoncer des projets d’une aussi grande ambition que le projet GNU, sans qu’on lui rie au nez.

Logiciel libre, projet GNU

Un logiciel libre, c’est un logiciel qui garantit certaines libertés à son utilisateur :

  • la liberté (0) d’exécuter le programme pour tous les usages
  • la liberté (1) de redistribuer le programme
  • la liberté (2) d’accéder au code source pour savoir comment il fonctionne et ce qu’il fait
  • la liberté (3) de modifier le code source, pour l’améliorer, le personnaliser, y implémenter de nouvelles fonctionnalités…et redistribuer le tout !

Dans la mesure où less logiciels propriétaires nous retirent ces libertés, Stallman les nomme privateurs.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, même la première liberté est parfois limitée, voire retirée, dans les Conditions d’Utilisations (le long texte en petit). J’ai un vieux jeu, Dungeon Keeper II, qui spécifie qu’on ne peut pas exécuter ce jeu sur un système autre que ceux créés par Microsoft – outre les contraintes techniques, surmontables, nous n’avons même pas le droit de disposer de notre programme comme nous l’entendons !
Que dire aussi des « versions craquées » de Windows ou Microsoft Office, ou d’innombrables jeux vidéos…c’est bien la preuve que ces libertés, la comunauté n’a pas envie de les céder !

S’il y a bien une notion centrale dans la philosophie de Stallman, c’est justement la communauté. L’intérêt commun, le bien commun sont au cœur de l’éthique du logiciel libre.
Ainsi, à Bill Gates, qui disait dans lettre ouverte aux amateurs (cf. ci-dessus) que le travail d’un développeur mérite salaire, Stallman oppose l’idée que le travail d’un développeur ne mérite salaire que s’il apporte quelque chose à la communauté. Or, le logiciel privateur, par essence, nuit à tous les utilisateurs, et la communauté.
tête de GNU (constrastée)
Et GNU ? C’est quoi ? Et pis, qu’est-ce que ça veut dire ?

Désolé, mais je vais pas tout de suite vous dire ce que veut dire GNU, car ça va plus vous embrouiller qu’autre chose ^^
GNU, c’est le projet qui consiste à créer un sytème d’exploitation autonome 100% libre. Et ça inclut de nombreux logiciels comme un traitement de texte (GNU Emacs), un compilateur (le très puissant gcc), une interface graphique (X11), un shell (sh et bash)…Un projet colossal, pour ne pas dire titanesque.
Pourquoi avoir appelé ce projet GNU ? Ok, un gnou, c’est gros, mais…
En fait, je vais vous révéler la vérité : GNU, c’est un acronyme (ex : N.A.S.A. = National Aeronautics and Space Administration), et pas n’importe quel type d’acronyme : un acronyme récursif ! C’est-à-dire que dans GNU, la lettre « G » signifie… »GNU » ! Quant au reste ? « GNU N‘est pas Unix » (« GNU is Not Unix »)
Mais pourquoi dire que GNU n’est pas UNIX ?…D’abord, c’est quoi, Unix ?
UNIX, c’est un système d’exploitation qui existait à l’époque (et qui a lui-même eu des descendants). Pour créer son système d’exploitation, Stallman n’est pas parti de rien : il a décidé de s’appuyer sur une architecture existante, pour la recréer brique par brique. Ce n’est pas de la copie, puisqu’il n’avait pas le code source ; ce qui fait que GNU ressemble à Unix, mais qu’il n’est pas Unix 😛 C’est une sorte de tradition, en fait 😛
Pour la petite histoire, retenez que ça ne se prononce pas « gé est nu », mais « nou » ou « niou » en anglais, car gnu signifie gnou ^^ Néanmoins, Stallman insiste pour casser son jeu de mot en prononçant le g dur (de sorte qu’on sache qu’il est là), ce qui donne « g-nou« . En fait, ça se prononce « gnou » en français, mais en anglais.

Et l’Open Source dans tout ça ?
C’est vrai : on n’a pas fini notre petite affaire historique. Un logiciel libre diffusera forcément son code source (libertés 2 et 3) : par définition, il sera open source. Sauf que l’open source, idéologiquement, met la liberté au second plan, et insiste sur l’efficacité. Et ça, pour Stallman et la Free Software Fondation, c’est nul.
Reprenons notre histoire au début des années 90.

Linus, et la nouvelle génération de développeurs
Non, vous avez bien lu : Linus 😀 En fait, c’est le prénom du gars qui a bricolé Linux, le noyau des systèmes d’exploitation GNU/Linux. Comme il savait pas comment appeler son projet, il avait pris son propre prénom, collé un X à la fin (convention pour un nom de noyau) ; sauf que quand il a voulu trouver un vrai nom au projet, tout le monde voulait garder Linux.
Enfin, le type était étudiant, il développait pour s’amuser un noyau pour le système GNU (provisoire), et…comme c’était la dernière pièce du puzzle, quand il l’eût fini, le projet GNU était fini (leur propre noyau, Hurd, n’était toujours pas terminé…en fait, il est toujours en développement actuellement XD).
Sauf que Linus ne voyait pas les choses du même œil que Stallman, et avec lui, beaucoup de jeunes programmeurs créant des programmes libres. Pour eux, publier le code source pendant le développement, pour recevoir des idées, des améliorations, des suggestions, des conseils, c’était bien avant tout parce que c’était payant, efficace. C’était un modèle de développement utile. Mais la liberté n’était là que comme un « plus ».
Ces deux éthiques étaient si différentes qu’un libriste aurait installé un système GNU sans rien de propriétaire ; un partisan de l’open source aurait installé autant des programmes sources que propriétaires : rien à faire que ce soit propriétaire, l’important est l’efficacité du programme. Et il ne faut pas se leurrer : il y a des bons programmes dans les deux camps.

Le mot open source s’est détaché de la liberté des utilisateurs et de la communauté. C’est du marketing, qui vise à convertir les entreprises à une façon de programmer. Mais pas au logiciel libre. Selon l’article de Richard Stallman, l’Open Source passe à côté du problème.

Logiciel libre ? On s’en fout !

C’est vrai. C’est une dispute de spécialistes. Un truc de programmeurs. Ça ne fait pas une grosse différence pour l’utilisateur final. Regardons encore une fois les libertés :

1. Exécuter le programme. Ben ça, je le fais tout le temps. Windows s’exécute pas sans restriction, là ? (en fait, non :p)
2. Redistribuer le programme. Bon, c’est dommage, c’est payant. Mais c’est pas comme s’il n’y avait pas de version craquée.
3. Regarder comment fonctionne le programme. Même si j’avais le code source sous les yeux, j’y comprendrais rien. Je connais pas le C++, moi ; ces histoires de liberté, c’est une dispute de spécialistes, de concepteurs.
4. Modifier le programme. Idem, mais en pire 0_o

En effet, peut-on parler de « libertés » quand ce ne sont que des libertés en droit ? Quand leur application est soumise à un coût d’entrée trop élevé (équivalent, en fait, à une formation de développeur professionnel), pour ne pas dire un véritable investissement ?
Pour moi, savoir que je peux regarder le code source de VLC ne m’apporte rien, si ledit code source est surtout une suite incompréhensible de déclarations de constantes absconces, où je ne parviens même pas à identifier une seule véritable fonction écrite par le programmeur. Je ne pourrai jamais voir que l’extérieur du programme.
C’est peut-être le raisonnement premier qui préside à l’indifférence envers le logiciel libre. Le second, à mon avis, est le bon vieux troll de la hiérarchie des priorités ; j’y reviendrai.

Pourquoi la liberté n’est pas une affaire de spécialiste
Faisons une analogie avec la vie citoyenne. De nos jours, la loi est créée par une classe politique ; la plupart du temps, les citoyens ne savent pas ce qui se passe dans l’Assemblée Nationale et dans les institutions internationales, à moins d’être directement concernés par la loi.
La théorie dit pourtant que nul n’est censé ignorer la loi, et que les élus représentent la volonté de ce même ensemble de citoyens. Faut-il abandonner ces principes parce qu’ils ne sont pas respectés ?
Ma réponse serait oui, car je préférerais une démocratie directe, et un peuple éclairé ; mais à défaut de cela, le système actuel a quelques avantages : les citoyens ont le droit d’être informés sur les débats actuels et de les influencer, de choisir leurs camps politiques. C’est tout de même mieux que si la loi était produite par une espèce de grosse entreprise qui refusait de vous laisser votre mot à dire, non ?
Ce que je veux dire, c’est que, même si c’est un domaine auquel vous ne connaissez rien, outre les avantages pratiques de la communauté (entraide en cas de problème), ce que vous choisissez, c’est la transparence.

En outre, n’oubliez pas : si vous ne connaissez rien de l’informatique, c’est aussi parce que vous avez grandi sur un système qui ne vous encourageait pas à en savoir plus.

Une affaire de valeurs

À partir du moment où vous avez un ordinateur, les programmes que vous utilisez définissent qui vous êtes. Ce n’est pas un simple comportement de consommateur, c’est aussi une question d’identité et de conscience politique. Rester dans le giron du logiciel privateur, ignorant et dépendant d’une entreprise qui cherche à vous contrôler et à vous restreindre, c’est un choix différent que de chercher l’open source, c’est-à-dire un modèle de développement efficace, qui met en avant ses qualités compétitives sur le marché, le logiciel libre.
Les batailles d’identité entre les utilisateurs de différents OS sont si violentes :P…Microsoft, BSD (un UNIX), Linux (les « vieux » du logiciel libre vs. les « jeunes »), Apple, Google…c’est une vraie guerre d’images XD C’est que derrière le choix de ses programmes, on porte souvent des valeurs, des traditions, des idées. C’est une question de loyauté, de camp, d’idées.
Ah oui. Quand on n’est pas sous Windows, ses programmes, on les choisit. Que préférez-vous ? la pensée unique, ou la diversité ? La prison, ou le choix conscient ? La connaissance, ou l’obscurantisme ?

Pas de priorités
Il n’est certes pas question de vie ou de mort. Il n’est pas question de directement lutter pour la fin d’un conflit, ou contre une dictature. Mais songez-vous à l’impact que peut avoir l’idée de logiciel libre dans un pays dénué de liberté ? Songez-vous à la puissance des valeurs que porte ce mouvement dans une économie du tout-capitaliste ?
Certes, le domaine de l’informatique, bien qu’il constitue notre principal environnement de pensée, qu’il soit notre premier loisir, qu’il représente le seul média qui ne soit pas (encore) à sens unique, pour ne pas dire le plus sérieux espoir de démocratie directe – malgré tout cela, le domaine de l’informatique n’est pas vital. Ce n’est pas très important, ce n’est pas un lieu qui vaille que nous nous y attardions. Est-ce un lieu où nous pouvons exprimer et défendre nos valeurs, est-ce un lieu où informer nos concitoyens, et ceux du monde, de l’esprit de notre génération ? Est-ce un lieu qui aide à combattre contre toute une logique systémique de la censure et de la consommation ?
Que nenni, voyons !

Non de moi l’idée d’exagérer l’importance de ce combat. C’est un combat parmi d’autres (y compris pour moi). Un soldat sur une ligne de front. Mais qu’il soit première ligne, deuxième ligne ou médic, qu’importe ! pourquoi se battre entre nous, si nous sommes tous ici pour la même raison ? N’attaquez pas mes convictions comme étant « secondaires » ! Frères, quel est le plus « grand » d’entre vous ? hé bien, que gagnerait-il à ce que tous, vous vous suicidiez pour lui ? il trouverait seul face à l’adversaire.
Pour finir, laissons la parole à Richard Stallman.
« En effet, de quoi la société a-t-elle besoin ? D’une information vraiment disponible pour ses citoyens. Par exemple, des programmes que les gens peuvent lire, réparer, adapter, améliorer, et pas seulement faire marcher. Or ce que les propriétaires de logiciels livrent généralement est une boîte noire que personne ne peut étudier ni modifier.
La société a aussi besoin de liberté. Quand un programme a un propriétaire, ses utilisateurs perdent la liberté de contrôler un des aspects de leur vie.
Surtout, la société a besoin d’encourager l’esprit de coopération volontaire de ses citoyens. Quand les propriétaires de logiciels qualifient de « pillage » le fait d’aider notre voisin d’une façon simple et naturelle, ils polluent l’esprit civique de notre société.
»
Richard Stallman wrote the first version of Emacs using Emacs.

Quand on vous réduit au silence…

À propos de silence, ça fait un moment que je n’ai pas posté (et j’ai encore des commentaires auxquels je dois répondre **sifflote**)…

1.Bad Buzz
2.Think Different – GNU/Linux (là, je dérive du fait divers, pour prêcher à mon école…)
3.On va quand même pas passer à Linux ? O_o

Bad buzz

Je rebondis sur un petit sujet d’actualité : une grande entreprise a décidé de faire chier une fillette handicapée (via le Hollandais Volant). Comment ? C’est simple ! en lui fourguant un bâillon dans le bouche. Heureusement que ses parents, eux, sont capables de parler…

C’est bien triste, mais moi, qu’est-ce que tu veux que j’y fasse ?
Qu’est-ce que vous pouvez ne pas faire, plutôt ! On va jouer à un jeu : et si on faisait le consommateur responsable ?
Avez-vous acheté un iPod dans votre vie ? Un iPad, un Mac ou un iPhone ou un de ces trucs innombrables qui font baver les mi-geeks…Hé ben, je n’hésite pas à le dire, c’est à cause de vous que Maya n’a plus de langue !
Quelle merveilleuse invention que le boycott, quand même. Ça vous explique qu’il y a deux types de consommateurs : les con-sommateurs d’une part, et d’autre part, les consommateurs responsables, qui se renseignent sur le produit, son origine, les principes de l’entreprise qui le vend…bref, qui savent :
– ce qu’ils achètent ;
– à quoi ils apportent leur soutien financier.
Bien sûr, on est toujours un peu « con-sommateur » On ne peut pas tout savoir sur tout. Par exemple, je ne sais absolument pas en quel alliage est fabriquée la conserve de mes petits pois ; pendant toute l’année, j’ai fait mes courses chez SuperU sans savoir qu’ils se vantaient de subventionner les élevages laitiers…Mais on en apprend toujours un petit peu plus ; et quand il s’agit de maltraiter et tuer des centaines d’animaux, ou d’empêcher des petites filles de parler, j’estime que ça vaut le coup de réfléchir, de se forger des principes ou des préférences, et de s’y tenir.
Aussi, même si vous vous en foutez, de l’informatique, vous pouvez aisément prendre position sur l’affaire. Imaginez une seconde que c’est un fabriquant de béquilles ou de pacemakers qui menace de rappeler une gamme de produits : ne pas savoir poser un pacemaker vous empêcherait-il de signer la pétition d’un grand médecin ?

Ouais, en attendant, sans Apple, elle ne l’aurait pas eue, de toute façon, son application…
Que ce soit clair : sans Apple&Co, on ne sait pas à quoi le monde ressemblerait. Mais à mon avis, si certains logiciels n’avaient pas été développés par des boîtes propriétaires (Windows, MicrosoftOffice, MediaPlayer, IE), leurs alternatives libres auraient comblé le vide (dans les cas où il y avait un vide, sinon on aurait peut-être vu d’autres genres de projets se développer…) Je préfère un investissement venant des utilisateurs ou d’organisations (à la Wikipédia) à une entreprise privée.

Think different – GNU/Linux

Si Framablog (le lien qui raconte l’histoire de la petite Maya)  vous « [épargne] le couplet affirmant péremptoirement qu’avec un logiciel libre sur plateforme libre cela ne se serait pas produit »,c’est parce qu’ils savent que c’est l’avis de leurs lecteurs.
Ce n’est pas mon cas **twisted**

Si je comprends bien, le couplet idéologique, on va y avoir droit…
J’y compte bien ! Et quand il s’agit de GNU, dites plutôt « sectaire » : on a un Gourou (Richard Stallman <3). Maintenant, préparez-vous à découvrir l’Affreuse Vérité…

Vous n’êtes pas propriétaire de votre ordinateur.
Voilà. Vous savez tout.
Vous croyez que quand on vous vend un ordinateur, on vous vend aussi tout ce qu’il y a dans la boîte et tout ce qu’il y a d’installé dessus ?
Vous croyez que ces composants et logiciels sont là pour vous servir, vous ?
Vous croyez que quand vous vous inscrivez sur facebook, une entreprise cool vous propose gratuitement de nouvelles fonctionnalités ?
Que le DD de votre console de jeu est votre propriété (Sony, PS3, ordinateur personnel, ça vous dit quelque chose ?), et non celle de votre fabriquant ?
Que quand vous achetez un téléphone, une loi empêche que Nokia enregistre vos conversations pendant qu’il traîne éteint, dans votre poche ?
Que les CDs de musique / exécutables téléchargés n’importe où, ne piratent pas votre ordinateur ?
Erreur !
Quand vous achetez Windows, vous vendez votre vie à Microsoft. (Oui, je suis extrémiste :p)
Vous ne savez pas ce qui se passe sur votre ordinateur. Vous ne pouvez pas le savoir. Vous n’avez pas le droit de le savoir.

Je ne dis pas qu’on doit tous devenir Super-Nerd et connaître le nombre exact et l’emplacement des bascules de son processeur, ou démonter des ordis dans des magasins pour scruter les circuits du BIOS, des fois que le fabriquant y aurait caché unebackdoor ; mais qu’on ait au moins le droit de savoir. Le droit de vérifier. Un droit de regard sur ce qui se passe dans des machines autour desquelles nous conversons, qui lisent nos mails, enregistrent nos goûts, conservent nos documents professionnels.
Ça fait peut-être un peu théorie du complot, mais rien qu’à lire scout123, sebsauvage et le Hollandais Volant (+ Korben occasionnellement), j’ai déjà de quoi constituer un dossier complet de liens qui répertorient des histoires à faire froid dans le dos sur le monde de l’informatique. Enfin, non, loin d’être complet, vu l’immensité du sujet…

Ok, Microsoft, Apple, Google et Oracle, c’est plus pourri que Retour vers le Futur III sur MasterSystem…et on a quoi en face ?
En face, on a ce qu’on appelle le logiciel libre. Libre (« free » en anglais), cela signifie deux choses : 1° gratuit (« free » en anglais), 2° le code source (c’est-à-dire ce qu’écrit le programmeur : la recette de fabrication du programme, qui décrit comment il est constitué, ce qu’il fait) peut être lu, repris, modifié, redistribué par tout le monde (« free » en anglais).
Des « logiciels libres », vous en connaissez des tas. Firefox, Mozilla Thunderbird, VLC mediaplayer, the GIMP (GNU Image Manipulation Project, justement…oui, GNU est central dans le monde du logiciel libre), Urban Terror, zsnes ou pcsx pour les fans de jeux vidéos, OpenOffice, audacity, 7-Zip…et rien qu’en ce moment, sachez que vous utilisez sûrement des serveurs hébergés sur des serveurs qui tournent sous Linux ou un UNIX libre…

Ces logiciels sont gratuits, compétitifs et sources d’innovation (on l’a bien vu avec firefox), n’importe qui peut (et certains ne s’en privent pas !) vérifier ce qu’ils font et l’améliorer ; leur unique objectif est consécutivement de servir l’utilisateur, de respecter sa vie privée (encore que firefox soit un peu trop « grand public » pour vraiment ennuyer les gens avec ça…), de servir sa sécurité…

[EDIT du 25/7/12 : Ok, excusez-moi, j’ai dit une bêtise. Ce que je décris là, cela correspond plus ou moins au mouvement de l’open source. Dérivé pour des raisons sémantiques en anglais du mouvement du Locigiel Libre (free software : free beer ou freedom of speech ?), le mouvement qui consiste à simplement publier le code source (open source) en est venu à préconiser plutôt une méthodologie de développement du programme, permettant une meilleure qualité et une plus grande efficacité.
Or, le logiciel libre est avant tout une question de liberté, de droit de l’utilisateur. « Un logiciel ne sert les utilisateurs que s’il sert leur liberté. » Autrement dit, garantir les libertés d’utilisation/étude/modification/redistribution du programme prime sur l’efficacité et la puissance du logiciel. Ce n’est souvent qu’une différence dans l’ordre de priorité des développeurs ; mais souvent, cela peut avoir un impact sur le programme. Imaginez un programme open source qui vous réclame un mot de passe payant pour avoir accès à certaines fonctionnalités ? Un exemple ?…oh, je sais pas, moi, WordPress.com **sifflotte (en espérant ne pas dire une autre bourde)**…]

Ça revient pas à afficher les failles de sécurité aux pirates ?
Aux pirates, oui, mais aussi à tous les autres, aux développeurs, contributeurs amateurs, usagers…ce qui fait que les failles de sécurité sont repérées, contrées, (et corrigées, surtout) beaucoup plus vite !
Sur son blog, Sebsauvage déclare « Aussi étonnant que cela puisse paraître au profane, en matière de sécurité informatique il est important de diffuser rapidement les failles de sécurité découvertes (« full disclosure« ), sans quoi il est impossible de prendre des contre-mesures. » Ce n’est qu’un avis, mais le manque de transparence dangereux des entreprises, leur morgue déraisonnable, me donnent trop de boutons pour me laisser penser plus avant.

De toute façon, si Linux est plus sûr que Windows, c’est pas simplement parce que Linux est moins visé. Ça tient à la façon même de distribuer les logiciels.

On va quand même pas passer à Linux ? O_o

C’est bien beau, de reprocher aux entreprises leur côté pourri, mais tu veux quand même pas qu’on…
Et pourquoi pas ? Vous avez bien téléchargé VLC, firefox, thunderbird, parfois OpenOffice ? Au fond, GNU/Linux (grosso modo, désigne un ordinateur où la couche logicielle est libre), c’est pas bien différent.
Attention, je ne dis pas que tout est parfait dans le monde du libre. C’est juste que comme j’y suis pas depuis si longtemps…enfin, j’ai quand même connu une distro sans Unity, alors Natty et suivantes m’ont fait un peu mal

Mais Linux c’est trop compliqué…
Alors là, je vous arrête. J’ai découvert (et je continue de découvrir) Linux grâce au Site du Zéro, et la première chose que dit Mathieu Nebra, c’est :
« Linux n’est pas compliqué, et je vais vous le prouver. »
Vous savez quoi ? il a raison. Linux, c’était peut-être un peu compliqué en 2005. C’est peut-être un peu compliqué à installer maintenant, si on veut garder Windows à côté (je me souviendrai toute ma vie de gparted qui m’annonce fièrement « Disque dur formaté avec succès » à ma première installation XD…tout ça pour dire : le partitionnement, faites-le depuis Windows, en prenant des gants, après un bon back-up, ou avec un ami expérimenté pour vous guider !) Mais sinon, de nos jours, à la base, Linux, c’est user-friendly, c’est simple, c’est accessible (et pas seulement financièrement).
En fait, passer sous Linux, c’est comme de manger végétarien : on n’a pas à s’inquiéter d’où on va trouver des protéines pour éviter les carences, de qu’est-ce qu’on va manger demain matin, de comment faire un gâteau. On prend de nouveaux repères (mariage céréales-légumineuses, fruits secs, huiles végétales), de nouvelles habitudes (épicerie bio, lecture des étiquettes…en fait, quand on passe à Linux, on a justement un système de « distribution des programmes » mieux foutu et plus sécurisé, et avec le temps, on se rend compte que les windowsiens qui ne lisent pas leurs étiquettes sont complètement fous de ne pas le faire) ; on a une petite période d’adaptation (sans rentrer dans les détails, même si je mangeais peu de viande à la base, augmenter les fibres, digestivement parlant, ça n’a pas été que des bons souvenirs…), mais tous les végétariens et linuxiens vous diront qu’on n’a aucun mal à « se passer de Windows »…

Pour continuer à mettre végétarisme et logiciel libre dans le même panier, j’ajouterai ceci : tout comme les viandard, les windowsiens n’ont aucune idée de ce qu’on gagne à changer de régime informatique. Convictions militantes, confort d’utilisation (quand je tape « sudo apt-g[Tab] i[Tab] hddtemp » = « sudo apt-get install hddtemp » en console, je jouis en pensant aux crétins qui foncent sur Google télécharger cinq programmes différents, au hasard des 10 premiers résultats, pour voir à quelle température tourne leur disque dur…et galèrent parce qu’il leur manque le fichier C:\\windows\system\bidule.dll ! et je ne parle pas des raccourcis clavier pour ouvrir mes applications favorites, du choix de mon environnement de bureau, de l’imprimante dont on a paumé le CD d’installation, et qui s’est autoinstallée aussi simplement qu’une clé USB chez moi – en fait, je me retrouvais baisé, car ma sœur m’envoyait tout dès qu’elle avait besoin d’imprimer :p), sécurité, accès au savoir informatique…

Justement, tu vas pas me faire avaler que ça, c’est pas un truc de Nerd !
La console !
Un « truc de Nerd », naaaaan ^_^ À la rigueur, un « truque de giiiiik », oui. Si vous avez déjà vu une console UNIX, vous savez que cette capture d’écran, c’est à peine différent de ça (mais en plus classe) :

Explorateur de fichiers Windows

Le type a tapé 5 commandes (les mots derrière « ubuntu@ubuntu:~/Bidule/ ») :
– ls (« list segments » je crois, mais on s’en fout), qui demande à l’ordinateur : « affiche-moi ce qu’il y a dans le dossier où je suis » ;
– cd (« change directory »), qui dit : « je double-clique sur ce dossier-là » ;
-ls (mon Dieu, que c’est compliqué !)
– pwd (« print working directory »), qui demande : « où je suis, là ? » (affiche le contenu de la « barre d’adresses »…vous noterez que linux le fait par défaut chaque fois qu’il te demande de taper une commande de toute façon)
– w (« who »), une sorte de « qui fait quoi ? » basique dont je ne me sers jamais (ce n’est utile que quand on veut travailler à plusieurs sur un seul et même PC, comme un serveur web…)
Hé ben vous savez quoi ? De nos jours, un utilisateur d’ubuntu peut installer et utiliser ubuntu toute sa vie tranquille SANS JAMAIS VOIR LA CONSOLE !
Et s’il doit l’ouvrir pour régler des problèmes (on peut faire les choses beauuuucoup plus facilement en console qu’avec une interface graphique), en général il sera guidé par quelqu’un pour qui ces mots barbares que sont « pwd » ou « sudo su » sont simples comme « Salut, tu vas bien ? » (et parfois même beaucoup plus simples XD), et il aura juste à recopier sans rien comprendre les instructions qu’on lui conseillera d’exécuter.
Le slogan d’ubuntu, c’est « Linux pour les êtres humains » C’est pas pour rien 😉

Le truc, c’est que si je dois vous montrer les choses horribles qu’on peut faire sous Windows (comme une capture d’écran de code source réalisé avec Visual C++, programme de Microsoft), vous ne me sortirez pas que Windows c’est compliqué…

En revanche (parce que, bon, j’ai beau dire, la console ça fait quand même peur), Linux est, à mon avis, du plus haut intérêt pour les nerds, (vrais) geeks, et technophiles autodidactes (humble catégorie dans laquelle je me range, que je tiens à séparer des « technophiles usagers », repaire des Apple-Addicts…) Même pour l’utilisateur un peu curieux, passer à Linux et y rester, insensiblement, amène à en apprendre plus sur le fonctionnement de son système, voire, de son matériel, que de rester sur Windows. Et ceci pour une raison simple : dans Linux, tout est ouvert. C’est un monde transparent, où l’architecture se dévoile à n’importe qui, avec des guides qui aident à comprendre. On voyage dans Linux comme dans une bibliothèque où on peut ouvrir tous les livres. Et il n’est pas rare de croiser un passionné, de tomber par hasard sur une page intéressante, de chercher un moyen d’améliorer son expérience d’utilisateur et de tomber au passage sur un conseil qui vous profite, une explication qui vous pousse à vous poser de nouvelles questions. Conséquences ? Si vous avez un problème, vous êtes plus apte à y faire face, à le comprendre, à l’identifier, à l’expliquer surtout ; et d’autre part, vous êtes sûr de trouver quelqu’un qui, ayant compris vos explications, et ayant plus d’expérience / étant plus intéressé que vous, vous expliquera la marche a suivre. C’est la beauté de la communauté !
En comparaison, Windows, c’est une bibliothèque, mais dont les portes (et les…fenêtres…) sont fermées à clé, où personne ne sait vraiment ce qui se passe dans les tréfonds, et où vous galérez au premier pépin un peu sensible.

Les flux RSS

Vous est-il déjà arrivé de passer plusieurs fois par jour sur certains blogs, en vous demandant nerveusement si un nouveau billet avait été publié ? Moi, en temps de désœuvrement, oui. F5 était devenue une de mes touches fétiches, je la caressais plusieurs fois par jour, contemplant anxieusement l’écran, redoutant la punition des dieux.
Perte de temps, perte de bande passante, gaspillage, tout ce que vous voudrez.

Il existe un moyen plus simple d’avoir des nouvelles, sans jamais oublier un blog : le flux RSS.
Les flux RSS, c’est une technologie qui va appuyer sur F5, sur plein de sites, à votre place, et de façon moins pénible pour le serveur.

Je sais par les stats que mes (milliers de) visiteurs utilisent quelquefois ce genre de technologie. Mais si vous connaissez pas, sachez que c’est vital. Ou, disons, vachement pratique.

Plan de l’article :

Qu’est-ce que cette technologie ?

(Partie d’explications techniques – vulgarisation des principes généraux, je peux d’ailleurs pas faire mieux ^^ »
Cette partie est là dans un but purement indicatif, si ça vous barbe vous pouvez sauter)

En général, quand vous surfez sur le net, votre navigateur (IE, Firefox, Chrome, Opera…) demande au serveur sur lequel est hébergé le site de lui envoyer une page HTML (ce que vous avez sous les yeux). Cette page HTML, le serveur vous la fabrique sur mesure à partir du site, et il vous l’envoie.
Hé oui. Si vous avez Firefox ou Internet Explorer, la page que vous recevrez sera peut-être créée différemment. Pareil pour les plug-ins. Ou les préférences perso (par exemple, sur ffworld.com, en bas du menu de gauche, je peux « changer de skin »…le serveur le retiendra, et il me fabriquera des pages web ffworld bleues)

Dans le cadre de la technologie des flux RSS, la grande majorité des sites s’est, de plus en plus, mise à fabriquer des fichiers spéciaux, codés non pas en HTML, mais en XML. Ces fichiers peuvent être compris par des programmes.
Ok, mais mon navigateur, c’est un programme, et il comprend les pages HTML…
Non. Il est capable de les lire, c’est-à-dire de vous les afficher. Mais les pages HTML, c’est un peu un bordel : elles sont fabriquées différemment d’un site à l’autres, les articles sont pas toujours organisés d’une façon similaire (bien que ça se ressemble dans le navigateur, la recette n’est pas la même), et y’aura toujours des choses imprévues qui arriveront.
Les fichiers RSS sont non seulement codés en XML, ils sont aussi standardisés. C’est-à-dire que le code ne s’embarasse pas de frioritures : il dit : « Ça, c’est le titre, ça, c’est la date, ça, c’est l’auteur, ça, c’est un bout de conteu, et ça, c’est le lien. » Du coup, un programme qui travaille avec ce fichier est capable d’identifier le titre, et de conclure : « Si je vais là, je trouve le titre, et je dois en faire ça. »

Si vous voulez, la différence, c’est que votre navigateur, tout ce qu’il sait, c’est : « Je dois sauter deux lignes et afficher le texte en gras souligné, taille 19. » Il serait bien en peine de dire qu’il affiche le titre de ce qu’il y a en-dessous. C’est intuitif pour un humain, très compliqué et jamais certain pour un ordinateur.

Bon, le site fabrique des fichiers XML pour des programmes, et alors ?
Et alors, ça veut dire que les programmes seront capables de comprendre s’il y a un nouvel article/un nouveau commentaire/une nouvelle actualité/un nouveau mail sur le site ! Et de vous en informer !
Or, qui dit programme dit automatique, rapide et Massif.
Ces programmes-là, on les appelle des agrégateurs (ou RSS readers), parce qu’ils réunissent les flux RSS émis par les sites en un seul flux pour l’utilisateur (ils agrègent, quoi). En gros, ils vont consulter les fichiers XML à intervalles réguliers (comme vous consultez les pages HTML en appuyant sur F5), ou quand vous le leur demandez. Et comme ils comprennent ce qu’ils reçoivent, ils pourront, s’ils trouvent du nouveau, vous en informer, télécharger le titre, le lien, et tout ou une partie du contenu.

Il existe deux types d’agrégateurs :

  • les agrégateurs en ligne : ce sont des WebApp. Autrement dit : ça se passe pas sur votre ordi. L’agrégateur est sur le net, et les options de configuration sont sur le net. Il vous suffit alors de visiter le site qui vous fournit ce service d’agrégation pour voir s’il y a du nouveau (et pas besoin de faire F5)
  • les agrégateurs en local : par opposition à ce qui se passe en ligne, le local, c’est ce qui se passe sur votre ordi. L’agrégateur est un programme qui roule sur votre ordi ; ses fichiers sont sur votre ordi.

Par principe, moi, je suis contre les WebApp, car c’est confier le fonctionnement de ses programmes et ses données personnelles à un tiers sur lequel on n’a aucun droit de regard. D’autant que, contrairement à un programme, un service n’est jamais gratuit.
Après, le choix d’un agrégateur est tellement large que dresser un tableau comparatif serait un véritable casse-tête.

Il y a cent mille détails techniques qui semble agiter le monde du RSS (par exemple, de façon simple : c’est quoi Atom ?) ; mais je n’ai pas cherché, car la magie du RSS, c’est qu’on n’a pas à savoir comment c’est fait pour l’utiliser : le RSS est pensé comme un outil simple et intuitif.

À quoi ressemble le RSS ?

Avant de vous montrer comment faire, j’aimerais vous montrer une capture d’écran du logiciel qui récupère les flux RSS des sites que j’aime bien (moi, c’est Thunderbird) :

Mes flux RSS sur Thunderbird

Bon ben, des menus, du rangement...ça ressemble à une boîte mail ! Cliquez pour agrandir...

Hé oui, je m’en sers aussi pour mes mails (d’où le rectangle noir).
Donc vous voyez : un article paru, c’est comme un message non lu. Les flux RSS s’organisent en sous-dossiers. Il y a un lien pour aller lire l’article.
Ah oui, important, ça. Lire l’article sur le site. Parce que bon, si le bloggueur voit son nombre de visiteurs tomber en flèche, il sera tout triste et déprimé, et ses articles seront tristes et déprimants.
Et j’ai même des chaînes youtube ^^

En gros, c’est une super-newsletter de tout, qui pollue pas ma boïte mail, qui trie comme je veux, et dont je me désinscris en deux clics.

Trouver le flux

Lao Tseu disait que pour trouver le flux, il fallait être le flux. Alors sois, comme Lao Tseu, Internet. Pense Internet. Feel Internet…
Sens-tu le Net couler dans tes veines ? L’immensité de toute cette vie, de ce courant immense d’informations, cette douce respiration divine ? Bien, jeune disciple…si tu ES l’Internet, alors tu peux commencer à partir en quête des flux.

Comme je l’ai dit, la quasi-totalité des sites offrent des flux. Il faut juste chercher le petit symbole associé au concept du RSS. Tenez, par exemple, chez IV :

Le flux RSS d'IV, il est LÀ !

C'est tout en bas...

Voilà. Et firefox a la gentillesse de me dire en bas à gauche où je vais mettre les pieds.
En fait, pour ceux qui ont tout suivi, je vais aller sur une version HTML du fichier XML (waaaahhhawww x_x). Essayez sur plusieurs sites : vous verrez que la disposition du contenu est vraiment standardisée.
En général, vous pouvez chercher les mots « RSS » ou « Atom » sur la page (ctrl+F dans le navigateur pour l’outil de recherche), ou le petit icône…
Ben tenez, j’ai la flemme de vous trouver une image, alors allez là, du RSS y’en a plein.

Enfin, si vous ne trouvez rien, cherchez sur le net en fonction de l’hébergeur, essayez les variantes de ce que vous avez déjà trouvé. Oui, je sais, c’est désespéré, mais ça peut marcher.
Par exemple, pour levegetarismematuer.tumblr, j’ai rajouté un /rss, et c’était dans le sac !
Ou encore, pour les chaînes YouTube, une solution que j’ai pas sortie de mon chapeau. Le flux des dernières vidéos, c’est donc : http://gdata.youtube.com/feeds/api/users/UTILISATEUR/uploads?orderby=updated (où vous remplacez « UTILISATEUR » par le pseudo de la chaîne YouTube)

S’abonner au flux

S’abonner ?
Waaahaaaw 0____0
Et même que c’est gratuit.
Faut dire, ce terme me fait toujours un peu peur. J’ai l’impression de m’engager à quelque chose. Donc, j’ai jamais essayé de cliquer sur le bouton « abonnement » (waaaaaaaahaaaaw 0__0) de YouTube.
Je préfère récupérer un flux. C’est moins terrifiant, et c’est plus facile.

Bon, pour s’abonner à un flux, il faut avoir un agrégateur. L’agrégationneur (j’en ai déjà parlé), c’est le programme qui, quand il saura où chercher, ira surveiller les flux à votre place, et vous en informera fidèlement. Pour le choix de l’agrégationnisateur, je vous laisse consulter la page Wikipédia, qui les liste tous, du plus abscons au plus connu.
La plupart des agrégationnalisateurs sont très intuitifs : normal, la technologie RSS a été pensée pour simplifier la vie des utilisateurs, ce serait un comble qu’on s’y perde. Tout ce qu’il y a à faire, c’est copier-coller le lien : l’agrégationnalisationeur va créer un dossier dans lequel le flux va créer les derniers articles apparus.
On peut ensuite marquer les articles lus/non-lus, renommer les dossiers, les organiser en arborescence, les détruire (= se désabonner)…bref, simple comme bonjour.

J’ai jeté un coup d’œil à Google Reader, c’est très facile et très bien fait. Mais quand je me suis rendu compte du nombre d’agrégationnalisationiseur (ils auraient quand même pu choisir un nom moins compliqué…) j’ai laissé tomber l’affaire.
Enfin, mon agréga programme à moi, c’est Thunderbird, qui est difficile à configurer, abscons, pas très pratique (sauf quand on a l’habitude), mais qui a l’avantage de ne pas dire à une entreprise tout ce que je fais et ce qui m’intéresse. En plus, il retient les mots de passe de mes boîtes mails.
Je ne détaillerai pas l’installation et la configuration de Thunderbird ici parce que c’est long, compliqué, peut-être pas pareil sous Windows (pour vous) que sous Linux (pour moi). Mais si vous avez le courage de vous frotter quelques heures à l’interface à l’aide de ce guide, croyez-moi, vous en retirerez beaucoup de plaisir !

Bon, pour ceux qui connaissez pas, prenez un peu le temps de vous y frotter, et donc, bon fun avec les flux.
Je partagerai en lien les sites que je suis d’ici peu (jusqu’ici, j’ai pas pris le temps de le faire :P)

Lien

WTF ? Boing !

Avertissement préliminaire : si vous ne comprenez pas une phrase de l’analyse ci-dessous, contentez-vous de la remplacer par « Boing boing ! »
Note : cliquez d’abord sur le lien.

Les récentes avancées de la philosophie post-moderniste ne cesseront de m’étonner. Notre monde, construit, déconstruit, reconstruit, lu et pensé, est par bien des égards similaire à un château de carte qui grandit sur le néant de notre Moi profond. Telle est la réalité récemment mise en lumière par l’œuvre fantastique de François Byzantin : Boing Boing !
Le boing est un mouvement, une pure dynamique, qui se déroule au-delà des mots, des idées des buts. Le monde extérieur et l’esprit participent tous deux de cette splendide boucle de la répétition. Voilà ce qui conduit nos sens, nos corps, notre mouvement : non point la seule pensée, come on pourrait d’abord le croire (laquelle pensée, sage et modérée, sur le point de grandir, pointe son regard dans une direction figée, détournée du monde qui fonce vers elle), mais l’alternance du regard, qui va du sujet à l’objet, de l’objet au sujet, et qui en s’avançant, pied gauche après pied droit, revient continuellement à son immobilisme premier.
Il est d’ailleurs étrange que cet immobilisme soit ici incarné par le corps. Mais il ne faut pas oublier que le corps n’est pas, comme le défendent les conceptions scientifiques, un lien entre l’esprit et le monde, vaisseau des sens et des nutriments : aux yeux de l’individu, le corps est un appendice de l’esprit, un appendice inconnu, dérisoire, sans importance, qui se situe dans un vide : ni objet du monde, ni constituant de mon identité, le corps est passif dans la marche de l’être.
Cette marche, cette répétition, d’ailleurs, que nous donne à voir l’inlassable rebondissement de l’objet et de l’esprit, comment l’interpréter ? Elle qui se trouve tant dans la rondeur de la tête ou du corps que dans celle de la balle, n’est-elle pas un rappel des éternelles lois de la physique ? Ici pointent les angoisses métaphysiques que nous a laissées en héritage la modernité déicide : l’Éternel, divisé entre le Je, le Moi et le Monde, n’est ni l’être, ni le regard, ni la création : il est dans les interactions constantes et inlassablement reprises entre les trois éléments de cette trinité. Nous touchons ici, dans un sens hugolien, au sublime.
Mais le boing boing brille également par son profond engagement. Quoique plus triviale, cette dimension n’en est pas moins le cœur de la richesse de cette œuvre. Tout dans ce travail, à commencer par le titre, révèle qu’il est question ici de dualité. Deux boings, celui qui vient et celui qui part, celui de la tête et celui de la chose – deux choses, deux instances qui se succèdent sur ce corps – le début, à gauche, et la disparition, à droite. Au-delà du cycle, Boing boing révèle la lutte. Une lutte qui n’a pas de nom : est-ce la femme, ici représentée par une fille, qui lutte contre la domination masculine (sous forme de balle de football) ; le consommateur qui résiste à la matière commerciale ; l’éveil qui fait face au sommeil ? Le système peut s’appliquer à toutes mes formes de domination ; boing boing est dans tout les cas l’apologie du mécanisme révolutionnaire. Un mécanisme vain, sans résultat, une vision désillusionnée, désanchantée, presque désespérée, du monde et de la mort. Mais un mouvement, une force qui vit.
D’ailleurs, que ce soit la chose ou la tête qui mène, toutes deux alternent également, toutes deux obéissent à la même loi : ce n’est pas tant la domination ou la lutte incessante que l’équilibre du monde que dépeint Boing Boing. Le yin et le yang, parfaitement interchangeables, se pénètrent mutuellement de leurs rôles, et le monde, compris non plus comme représentation païenne, mais comme volonté individuelle, rebondit continuellement sur lui-même.
Ergo boing.

Notez qu’il existe également une version longue.

État

Fuuuuuuck >.<

J’aime pas google parce que google est mon ami.

Google sait tout de vous.

  • Ce que vous aimez
  • Ce que vous achetez
  • Les sites que vous visitez
  • Les films que vous regardez
  • Votre âge
  • Le contenu de vos mails
  • Le contenu de vos documents sous Android
  • Sur quel site vous allez quand vous venez de tel autre
  • Vos convictions politiques et religieuses
  • Tout autant de vos amis
  • Votre emploi
  • Votre rythme de vie
  • Votre 06

Mais ça va pas les gens ? Vous laisseriez les auteurs du bottin rentrer chez vous, regarder le contenu de vos armoires et de votre frigo ? Et le facteur, s’il vous apporte votre courrier ouvert, en vous déclarant la bouche en cœur que lui aussi il votera Le Pen ?

Résultat : j’ai installé Ghostery, AdBlockPlus (avec grand plaisir), WOT, comme le recommande sebsauvage ; j’utilise DuckDuckGo, mon ordinateur n’a plus d’historique, plus de suggestions de recherche. CLEAN.
**********

Suite à un article de Korben, j’ai testé une autre façon que de gros sites web avaient de me pister pour me reconnaître. L’empreinte digitale de mon firefox.

Késako ? 0-0
Hébé oui : quand vous surfez, votre machine laisse des empreintes sur tout ce qu’elle touche ; suffit qu’un site demande, il voit ses empreintes digitales. Non, pas l’adresse IP – elle change si vous vous déplacez. Internet voit votre logiciel. Et il en a besoin. Quand vous regardez une vidéo sur Dailymotion, vous utilisez un plug-in ; quand une page d’accueil veut jouer un mp3 cul-cul, il faut qu’elle sache à quel logiciel elle va devoir parler. En fait, votre configuration est plus ou moins unique, en fonction de votre OS, des mises à jour que vous avez faites/dont vous avez eu besoin, de vos préférences utilisateur, de vos cookies…

L’empreinte digitale de mon firefox était ABSOLUMENT UNIQUE sur plus de 9 million ! O_O

FUCKING FUUUUUUUUCK !!!  >.<

J’ai pu rectifier le tir en désactivant les cookies tiers (Firefox 9.0.1 Édition > Préférences > Vie Privée > Règles de conservation : utiliser les paramètres personnalisés pour l’historique) et en faisant jouer les mises à jour, mais…j’en reste quand même à « only one in 975,494 browsers have the same fingerprint as yours. »
Seulement un par million . Ouf, on est sauvés ^^ »

Trop de prudence tue la prudence ?
Peut-être pas. D’après leurs stats, 83,6% des navigateurs ont une empreinte unique. On peut donc facilement les tracer.