pour passer le temps…

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Chair Aimée

Faute d’emploi, je ne suis pas inactive ces temps-ci. Rappelée par un vieux souvenir heureux (cf. commentaires de l’article précédent :P), j’ai repris la plume au sein d’un forum pour me lancer dans quelques fanfictions.
Le Feu Sacré s’est rallumé !
En attendant, je partage ici le texte que j’ai écrit. Il est imparfait et imperfectible, mais je l’aime. C’est la première fois que je touchais à ces thématiques auxquelles je suis devenue sensible (et qui sont, à la base, des sujets sensibles) ; dans l’absolu, je crois que j’étais pas pire que mieux.

Attention : psychologiquement, c’est du violent pour de la romance. Ah, et il y a aussi une scène porno au début du chapitre 2 ^^ » (sautez-la si vous êtes pudique mais elle est trop intéressante pour que je la supprime !)

Voici le PDF : ChairAimee
(Si le besoin s’en fait sentir, je vous encourage aussi à jeter un œil sur le forum, où j’explique deux ou trois petites choses sur ce que je pense de ce qui se passe dans cette fic où l’interprétation joue un rôle fondamental. Surtout à partir de la page 2.)

Bien sûr, comme c’est une fanfiction, les personnages et tout le reste viennent d’un autre univers : Code Lyoko. Et pour ceux qui connaîtraient pas, quelques explications de base s’imposent.
Oh, pas grand-chose. C’est une fanfiction axée romance qui commence après la série : la plupart des choses qui se passent pendant la série ont peu d’intérêt. Ça tient de la fanfiction par les caractères des personnages avant tout.

Bon, grosso modo, ça tourne surtout autour d’un triangle amoureux :
– Ulrich et Yumi : le couple qui n’en est pas un. Après 26 épisodes, ils décident de se mettre ensemble, mais ça n’arrive pas vraiment. À l’épisode 53, ils décident d’être « copains et puis c’est tout » car ils n’étaient pas vraiment ensemble. Et à l’épisode 95, il s’est toujours rien passé sauf quelques crises de jalousie sporadiques.
Vous voyez la torture qu’ils ont infligée aux téléspectateurs ?!
– William : l’élément perturbateur. Apparu au cours de la deuxième saison, il a clairement un faible pour Yumi et il la drague ouvertement. Mais il est un rival honnête et n’hésite pas à secouer franchement les puces à Ulrich en lui disant : « Si tu te bouges pas, moi je le ferai. »

Les autres personnages commencent à toucher à l’intrigue. Disons que quatre collégiens (dont Yumi et Ulrich) ont découvert un complexe ultra-high-tech désaffecté planqué dans une usine du coin. Dans ce complexe, un SuperCalculateur quantique capable de trucs de ouf comme de t’envoyer dans un univers en 3D (tu entres dans le scanner, ton corps est désintégré, et pouf, t’es dans la Matrice / le monde de Tron) et de t’en faire revenir, ou de faire des retours dans le temps.
Le hic, c’est que l’ordinateur est habité par deux intelligences artificielles. XANA, qui est maléfique et cherche à tuer nos héros ; et Aelita, qui est bien gentille et que Jérémie, le geek de la bande, a bien envie de se…matérialiser.
Commence donc une lutte contre XANA…dans le secret le plus absolu !

À la fin de la série, Aelita est sur Terre, XANA est vaincu, le SuperCalculateur est éteint, William a passé des mois contrôlé par XANA dans le monde virtuel (ouais, SF glauque quand on y pense) et ULRICH ET YUMI NE SONT TOUJOURS PAS ENSEMBLE ! (Ni même Aelita et Jérémie, d’ailleurs…)

Dernière chose : Code Lyoko Évolution n’existe pas.

 

PS : y’a encore quelques fautes dans le PDF. Comme je garde un historique précis de mes corrections, je mettrai à jour un de ces quatre.
PS2 : Si vous aimez ce texte, allez regarder l’anime School Days.
PS3 : j’en ai pas et j’en veux pas, y’a des DLC.
PS4 : pareil que pour la PS3, mais en plus ça coûte cher.
PS5 : pas avant 2017.

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Conte

J’avais grifouillé ce truc en prévoyant d’en faire une introduction à un article qui expliquât en quoi :
– nous vivons dans des pseudo-démocraties (cf. la notion bizarre de « démocratie
représentative« ) ;
– la démocratie n’est pas nécessairement le meilleur régime, en termes de justice comme d’efficacité ;
– le culte médiatique de la Croissance me les brise.
Mais bon, je suis retombé dessus en fouillant dans mes papiers, et je me suis dit qu’il claquait suffisamment bien comme ça.

Il était une fois un grand pays lointain, gouverné par un Roi faible et vieux. Un jour, une tempête l’emporta, avec tous ses enfants.
Du peuple en liesse surgirent alors des Princes, que le peuple en deuil changea en Rois. Le premier prit la faux, le deuxième se fit Empereur, le troisième suivit son oncle, le quatrième se drapa dans un drapeau blanc d’orgueil, le cinquième fut élu tyran, le sixième joua un mélodrame christique ; il manqua de peu qu’on adorât des meurtriers.
On appela cela Démocratie, sous prétexte que tout esclave ayant le choix entre deux maîtres devient par là son propre maître.
Un jour, la ville ainée décida que les vœux de ses sœurs étaient trop timorés pour qu’elle les souffrît : elle défia l’autorité du Roi son père, et quitta sa famille. Comme elle était le plus beau joyau de sa couronne, le Roi entra dans une fureur terrible ; aussi, plutôt que de la perdre, il envoya des canons et des soldats pour lui trancher le cou sans rougir sa robe. On ramena sa carcasse meurtrie aux pieds de la Démocratie.
On suggérait alors au peuple de choisir comme on voulait. Le peuple, très heureux qu’on l’aide à réfléchir, aimait s’informer. Ses envies, ses angoisses, ses désirs et ses peurs tendirent soudain vers le Très-Saint hochet du « Pouvoir d’Achat » : une fois le Progrès mort, il fallut la Croissance.
Un Roi vendit l’accoudoir gauche à l’Amérique, le droit à l’Europe ; le dossier fut réservé pour la Sainte Croissance, et le fond donné aux banques. Le peuple garde le reste.

De l’esclavage des bêtes

Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les bêtes esclaves, voici ce que je dirais :

Il est évident que les humains ne sont jamais bestiaux, et que les bêtes ne sont en rien humaines. Par conséquent, l’état du monde se doit de refléter cette différence onthologique.

Les hommes sont par nature supérieurs aux bêtes, car les bêtes brillent par leurs corps, au demeurant fort difformes, tandis que les hommes brillent par leur esprit et leur génie, dans les sciences et arts dans lesquels l’homme excelle.

La morphologie des animaux, qui est une donnée naturelle, explique et justifie leur rôle immémorial dans nos traditions : l’instinct essentiel du serpent le conduit à prendre des chemins détournés, celui du chat le porte à chasser des rongeurs, et celui du porc, qui mange sans rien distinguer, à se goinfrer jusqu’à l’endémie d’obésité morbide.

L’intelligence est le propre de l’homme : selon une ancienne tradition d’Afrique, ou de la péninsule arabique, elle lui fut donnée en cadeau par une autorité pas moins grande que le Créateur en personne ; ou peut-être par un dragon, mais ce n’est qu’un détail. Toujours est-il que des légendes humaines en attestent, pour peu qu’on les lise entre les lignes.

De petits kikoos de femmes, et de végétariens gays, et homosexuels qui plus est, se plaisent à débattre sur la condition des bêtes. Nous leur répondons que leur action et leurs convictions sont directement responsables de tout ce dont ils ne s’occupent pas, à commencer par les problèmes véritables , c’est-à-dire supérieurs.

Enfin, ces soi-disant « esclaves » bestiaux sont en réalité élevés en liberté.

La peur des filles

Non, ce n’est pas de moi que je parle 😀

Je viens de découvrir l’excellent blog VieDeMeuf. Autant j’accroche pas le principe Vie De Merde (ça va bien cinq minutes, les anecdotes, mais entre le fake et le raz-le-bol, ça finit par lasser, d’autant plus que ça n’apporte rien…), autant quand il y a une vérité profonde derrière, c’est super bon.
Car dans Vie de Meuf, chaque petit détail sort de notre réalité quotidienne. On le sent, on le vit : rien d’incoyable là-dedans…juste scandalisant, quand on y pense.

Mais je n’écris pas ce petit billet juste pour partager un lien. C’est juste qu’aujourd’hui j’ai repensé à ce billet :

Lors d’une manifestation municipale, quelques clowns animent le centre-ville. J’ai toujours eu horreur des clowns, et je ne suis apparemment pas la seule puisque une petite fille non loin de moi éclate en sanglot quand le comédien s’approche d’elle. Commentaire ravi et je dirais-même affectueux de sa mamie qui l’a pris dans ses bras pour la rassurer ? « t’es bien trouillarde, une vraie fille »

#viedemeuf

C’était en lisant ceci, sur deux amants qui n’osent pas s’avouer leurs sentiments (Chrétien de Troyes, Cligès) :

Des euz parolent par esgart
Et les langues sont si coart
Que de l’amor qui les joustise
N’osent parler en nule guise
[S]e cele comencier ne l’ose.
N’est merveille, car simple chose
Doit estre pucele et coarde

Mais cil qu’atent et por coi tarde
Qui par tout est por lui hardiz
S’est vers lui sole acoardiz ?
Dex ! ceste crieme dont li vient
C’une pucele sole crient
Foible et coarde et simple et coie
?
(…)
Si vont les chose a envers

« Ils parlent des yeux, à travers leurs regards ; mais leurs langues sont si timides qu’ils n’osent en rien parler de l’Amour, qui règne sur eux – puisqu’elle n’ose commencer. Ce n’est guère étonnant, étant donné qu’une jeune fille doit être une personne modeste et timide ; mais lui, qui est partout si courageux, qu’attend-il, pourquoi tarde-t-il, est-il intimidé devant cette seule personne ? Dieu ! D’où lui vient cette crainte ; a-t-il peur d’une jeune fille, faible, peureuse, modeste et muette ? (…) C’est vraiment le monde à l’envers ! »
Note sur le terme « chose » : au Moyen-Âge, je crois que le mot peut s’employer également pour parler d’un homme, d’une créature de Dieu en général. Je ne crois pas qu’il avait le sens péjoratif qu’il a de nos jours dans ce cas-là.
Il faut aussi admettre que, dans ce cas précis, la « pucele » est effectivement « coie ».

 

Oui, messieurs, vous devez être courageux et mener la danse – sinon, vous n’êtes pas des HOMMES ! Ces choses sont par essence craintives et fragiles, c’est d’ailleurs convenable…Ceci est au fondement de Notre Civilisation Chrétienne, ne l’oubliez pas.
Heureusement, tout a changé depuis le Moyen-Âge ?

Citation

Le temps passe, mais il reste le temps

En ce moment, je (re)lis Illusions Perdues, de sieur Honoré DE Balzac (à récupérer sur ebooks libres et gratuits). Je suis tombé, vers le début de la troisième partie (Les souffrances de l’inventeur) sur un passage où David, notre libraire et inventeur (à ses heures perdues, c’est-à-dire : beaucoup) donne l’occasion à DE Balzac de se faire un petit plaisir en plongeant dans les techniques de la fabrication de papier.

Ce passage, un peu long, m’a bien amusé, car malgré le passage du temps, rien n’a changé.

La question n’est pas dans la fabrication, elle est dans le prix de revient de la pâte ; car je ne suis qu’un des derniers entrés dans cette voie difficile. (…) Une foule de grands esprits a tourné autour de l’idée que je veux réaliser. Dans le temps où j’étais chez messieurs Didot, on s’en occupait déjà comme on s’en occupe encore ; car aujourd’hui [c’]est devenu l’une des nécessités les plus impérieuses de ce temps-ci. Voici pourquoi. Le linge de fil est, à cause de sa cherté, remplacé par le linge de coton. Quoique la durée du fil, comparée à celle du coton, rende, en définitive, le fil moins cher que le coton, comme il s’agit toujours pour les pauvres de sortir une somme quelconque de leurs poches, ils préfèrent donner moins que plus, et subissent, en vertu du vae victis ! des pertes énormes. La classe bourgeoise agit comme le pauvre. Ainsi le linge de fil va manquer, et l’on sera forcé de se servir de chiffons de coton. (…) Ce papier, qui d’abord a l’inconvénient de se couper et de se casser, se dissout dans l’eau si facilement qu’un livre en papier de coton s’y mettrait en bouillie en y restant un quart d’heure, tandis qu’un vieux livre ne serait pas perdu en y restant deux heures. On ferait sécher le vieux livre ; et, quoique jauni, passé, le texte en serait encore lisible, l’œuvre ne serait pas détruite. Nous arrivons à un temps où, les fortunes diminuant par leur égalisation, tout s’appauvrira : nous voudrons du linge et des livres à bon marché, comme on commence à vouloir de petits tableaux, faute d’espace pour en placer de grands. Les chemises et les livres ne dureront pas, voilà tout. La solidité des produits s’en va de toutes parts. Aussi le problème à résoudre est-il de la plus haute importance pour la littérature, pour les sciences et pour la politique.

Il y eut donc un jour dans mon cabinet une vive discussion sur les ingrédients dont on se sert en Chine pour fabriquer le papier. Là, grâce aux matières premières, la papeterie a, dès son origine, atteint une perfection qui manque à la nôtre. On s’occupait alors beaucoup du papier de Chine, que sa légèreté, sa finesse rendent bien supérieur au nôtre, car ces précieuses qualités ne l’empêchent pas d’être consistant ; et, quelque mince qu’il soit, il n’offre aucune transparence. (…) Le papier de Chine ne se fabrique ni avec de la soie ni avec le broussonatia ; sa pâte provient des fibres du bambou triturées. (…)

Quand Lucien m’a dit que ton père, par une sorte d’intuition particulière aux hommes de talent, avait entrevu le moyen de remplacer les débris du linge par une matière végétale excessivement commune, immédiatement prise à la production territoriale, comme font les Chinois en se servant de tiges fibreuses, j’ai classé tous les essais tentés par mes prédécesseurs en les répétant, et je me suis mis enfin à étudier la question. Le bambou est un roseau : j’ai naturellement pensé aux roseaux de notre pays. Notre roseau commun, l’arundo phragmitis, a fourni les feuilles de papier que tu tiens. Mais je vais employer les orties, les chardons ; car, pour maintenir le bon marché de la matière première, il faut s’adresser à des substances végétales qui puissent venir dans les marécages et dans les mauvais terrains : elles seront à vil prix. Le secret gît tout entier dans une préparation à donner à ces tiges. En ce moment mon procédé n’est pas encore assez simple. La main-d’œuvre n’est rien en Chine ; une journée y vaut trois sous : aussi les Chinois peuvent-ils, au sortir de la forme, appliquer leur papier feuille à feuille entre des tables de porcelaine blanche chauffées, au moyen desquelles ils le pressent et lui donnent ce lustre, cette consistance, cette légèreté, cette douceur de satin, qui en font le premier papier du monde. Eh ! bien, il faut remplacer les procédés du Chinois par quelque machine. On arrive par des machines à résoudre le problème du bon marché que procure à la Chine le bas prix de sa main-d’œuvre. Si nous parvenions à fabriquer à bas prix du papier d’une qualité semblable àcelui de la Chine, nous diminuerions de plus de moitié le poids et l’épaisseur des livres. Un Voltaire relié, qui, sur nos papiers vélins, pèse deux cent cinquante livres, n’en pèserait pas cinquante sur papier de Chine. Et voilà, certes, une conquête. L’emplacement nécessaire aux bibliothèques sera une question de plus en plus difficile à résoudre à une époque où le rapetissement général des choses et des hommes atteint tout, jusqu’à leurs habitations. À Paris, les grands hôtels, les grands appartements seront tôt outard démolis ; il n’y aura bientôt plus de fortunes en harmonie avec les constructions de nos pères. Quelle honte pour notre époque de fabriquer des livres sans durée ! Encore dix ans, et le papier de Hollande, c’est-à-dire le papier fait en chiffon de fil, sera complétement impossible. Je veux y aviser et donner à la fabrication du papier en France le privilége dont jouit notre littérature, en faire un monopole pour notre pays, comme les Anglais ont celui du fer, de la houille ou des poteries communes.

Or donc, quelles sont les idées principales qui sous-tendent le discours et les explications de David ?

1.L’industrie va de mal en pis.
Explications économiques à l’appui, David nous explique que comme les industriels recherchent exclusivement les matériaux les moins chers, la qualité du livre s’en va se dégradant. Et notez que ça ne s’arrête pas à ce domaine : chemises, tableaux, habitations, bibliothèques, tout est de plus en plus petit, de moins en moins valable. « La solidité des produits s’en va de toutes parts » !
Le modèle explicatif de David est plus historique, mais il ne manque pas d’intérêt. Il dit : « les fortunes diminuant par leur égalisation, tout s’appauvrira » Ah ! Donc, pour préserver l’investissement, le mécennat, bref une demande de qualité, il faut préserver « [des] fortunes en harmonie avec les constructions de nos pères » – en gros, l’ancien, le grand, le glorieux et perpétuellement désuet mos majorum. La modernité, tout va à *recherche Duck Duck Go* va-l’eau, voilà tout. Et la bourgeoisie, le profit, ça craint. Le Roi, c’est mieux.

2.En Chine, c’est mieux.
Alors là, ça me fait crever de rire. Je ne prétends pas connaître grand-chose à l’histoire du papier, mais de là à dire que depuis le IIè siècle, le papier Chinois était parfait ! que les Européens, qui ont hérité de leur recette, ne l’ont pas améliorée par des siècles d’expérience autour des chiffons et sur la composition de la pâte…Et puis, n’est-ce pas encore une fois l’idée d’un meilleur Ailleurs ? David a-t-il une seule fois tenu ce papier miraculeux entre les mains, pour lui donner toutes les qualités que peut avoir le papier ?
Là encore, l’explication est rigolote. Les chinois utilisent plus de main d’œuvre ; les Européens, eux, marchent par les machines. Enfin, Balzac dit que la main d’œuvre européenne coûte cher – et ce 30 ans avant Marx. Notez que le fait que les européens produisent en masse les dessert plus qu’autre chose. L’artisanal, c’est mieux. On sent le papier pressé avec amour (sur des tables de porcelaine WTF ?) et lustré patiemment, comme on caresse son enfant le soir. Faute d’argent, on va remplacer la merveille chinoise, lui trouver un vague substitut.
À noter que c’est eux qui ont eu l’idée merveilleuse de produire avec des fibres locales. Non, personne n’a essayé, au VIIIè, de mettre de l’arbre dans la pâte.

3.Le papier, c’est très important
Vital. « Pour la littérature, les sciences, et pour la politique » dit DE Balzac (ici, je me permettrai de commenter : WTF ???) Mieux, il faut baser toute notre économie sur le papier ! Après tout, les Anglais font du fer (base des machines industrielles, des chemins de fer) et de la houille (pillier de la révolution industrielle) ; si la France a le monopole Clairfontaine, tout va bien ! En Angleterre, ils seront chauffés, ils auront des couverts en inox, et chez nous, on brûlera des livres, dans des maisons en carton. De plus en plus petites, parce que c’est petit les bourgeois.
Bon, c’est peut-être un peu facile de se moquer de DE Balzac après que deux siècles aient passé (et merde aux académiciens qui croient que le principal de cette phrase, c’est les siècles qui passent, et non le fait que je me moque de DE Balzac !) En outre, il avait raison : la pénurie de chiffons imposait de revoir le procédé de fabrication de toute urgence (et ce n’étaient pas les inventeurs de génie qui manquaient, à l’époque). Et puis, la révolution industrielle, c’était nouveau, on se rendait pas bien compte de l’importance du charbon et du fer.
C’est comme de penser, de nos jours, que mieux vaut savoir fabriquer des bouliers que de l’équipement informatique…
Ok, mauvais exemple.

En attendant, on constatera que de nos jours, en France, l’industrie, va de mal en pis, qu’avant les produits étaient faits pour durer (reportage d’Arte Prêt à Jeter), mais que la recherche du profit a tout renversé, et que d’ailleurs en Chine ça va mieux grâce à leur main-d’œuvre travailleuse, et que d’ailleurs la France a perdu son rang de puissance mondiale (enfin, elle a du mal à s’y maintenir, à sa certaine idée d’elle-même…)
Je noterai que main-d’œuvre chinoise et qualité ne sont plus deux notions associées ; mais si je dis le mot magique : « artisanal » ? Ma foi, on me répond « luxe », n’est-ce pas ? 😛
À quelques nuances près, on pourrait retrouver ce joli discours dans la bouche d’un industriel français délocalisé en Indochine, non ?