pour passer le temps…

Archives de mars, 2013

De l’esclavage des bêtes

Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les bêtes esclaves, voici ce que je dirais :

Il est évident que les humains ne sont jamais bestiaux, et que les bêtes ne sont en rien humaines. Par conséquent, l’état du monde se doit de refléter cette différence onthologique.

Les hommes sont par nature supérieurs aux bêtes, car les bêtes brillent par leurs corps, au demeurant fort difformes, tandis que les hommes brillent par leur esprit et leur génie, dans les sciences et arts dans lesquels l’homme excelle.

La morphologie des animaux, qui est une donnée naturelle, explique et justifie leur rôle immémorial dans nos traditions : l’instinct essentiel du serpent le conduit à prendre des chemins détournés, celui du chat le porte à chasser des rongeurs, et celui du porc, qui mange sans rien distinguer, à se goinfrer jusqu’à l’endémie d’obésité morbide.

L’intelligence est le propre de l’homme : selon une ancienne tradition d’Afrique, ou de la péninsule arabique, elle lui fut donnée en cadeau par une autorité pas moins grande que le Créateur en personne ; ou peut-être par un dragon, mais ce n’est qu’un détail. Toujours est-il que des légendes humaines en attestent, pour peu qu’on les lise entre les lignes.

De petits kikoos de femmes, et de végétariens gays, et homosexuels qui plus est, se plaisent à débattre sur la condition des bêtes. Nous leur répondons que leur action et leurs convictions sont directement responsables de tout ce dont ils ne s’occupent pas, à commencer par les problèmes véritables , c’est-à-dire supérieurs.

Enfin, ces soi-disant « esclaves » bestiaux sont en réalité élevés en liberté.

En passant

Petit WTF d’or du quotidien invisible

Vu aujourd’hui dans un supermarché :

Oeufs de poules élevées en libeté.

Élevé…en liberté ?! En liberté ?
Comment élève-t-on quoi que ce soit en liberté ?
Vu que c’est censé être le maître mot de la devise de notre pays, ça fait quand même peur sur la notion qu’on en a…

C’est passé inapperçu pendant des années, pour moi. Allez pas prétendre, quand un marquetteux peut même avoir l’idée de pondre une absurdité pareille, et que le produit se vend toujours après, qu’on n’a pas des œillères en béton…
Notre quotidien est rempli de conneries. Et le pire, c’est que nous ne les voyons pratiquement jamais.