pour passer le temps…

Archives de septembre, 2012

En passant

Fanfictions du futur

« There is a civil war in the United States that starts in 2005. »

John Titor

J’ai découvert l’existence de Titor aujourd’hui, et franchement, lol. Le type était pas là depuis une semaine qu’il balançait ça…
Mais bon, c’est sans doute parce qu’il était passé dans le coin en 1975 ? Et 1 ou 2% de différence (quoi que ça puisse vouloir dire) ?
Oui, c’était un pro du voyage dans le temps.

Notez, le type a de l’humour. Bush venait d’être élu, et il balançait : « I would use the word « elections » a bit cautiously. Perhaps it’s easier now to see a civil war in your future? »
Phrase qui n’a peut-être pas été démentie en 2004 ?

Les boules du Dragon

Mais que fait Belgarel ? Ce blog est-il mort ?
Belgarel n’est pas mort, et ce blog se repose. Je poste quand je veux, et c’est pas comme si j’avais un lectorat de toute façon.

En attendant, voilà un apperçu de la raison de mon silence : la conclusion de Dragon Ball Z. À mon avis, c’est Végéta qui a le dernier mot, à la fin de l’épisode 287, pendant une fête de famille :

Végéta dit : "Tous des beaufs !"

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Dragon Ball

Oh mon Dieu, je vous comprends ! Il est impossible, si on avait la télé, de ne jamais être tombé sur un épisode de Dragon Ball pendant notre enfance, et je partage votre douleur – au point qu’avant d’essayer, je ne concevais pas qu’on puisse « regarder ça » !
Pour moi, un épisode de Dragon Ball, c’était :

  • deux types qu’on connaissait pas et qui flottaient dans les airs,
  • qui restaient à se regarder en chiens de faïence,
  • qui avaient l’air méchants et pas contents,
  • bavardaient, se foutaient de la gueule l’un de l’autre,
  • s’envoyaient des boules d’énergies pendant deux minutes,
  • envoyaient des boules d’énergie par terre on sait pas pourquoi,
  • se téléportaient derrière leur adversaire et l’empoignaient,
  • criaient un peu fort,
  • se transformaient
  • se foutaient sur la gueule,
  • se foutaient de la gueule l’un de l’autre,
  • bavardaient, avaient pas l’air content,
  • flottaient dans les airs,
  • et la suite au prochain épisode.

En fait, ça, c’était un épisode de Dragon Ball Z.

En plus, il était impossible de savoir qui était le « gentil » et qui était le « méchant » ! Alors que dans tous les trucs que je regardais, on identifiait clairement le héros / la bande de héros, là y’avait 36000 personnages, tantôt gentils, tantôt méchants, dont on comprenait pas les motivations.
Il ne me serait jamais venu à l’idée de chercher à regarder le premier épisode de ce machin pour essayer de comprendre de quoi il s’agissait. Déjà, parce qu’à l’époque, on n’avait pas le streaming. Ensuite, parce que le générique du premier épisode, ça commençait par :
« Dragon Baa-aal, la quête FINALE, les sept boules de cristal venues des étoiles »
Tu te disais : « Ok, c’est final, ça parle de trucs j’vais pas comprendre » et tu zappais !

En fait, Dragon Ball, c’est plutôt sympa : un héros campagnard, Son Goku, découvre le monde à partir du jour où il rencontre Bulma, une jeune fille à la recherche des Dragon Ball. Ces 7 boules de cristal, une fois réunies, permettent d’invoquer le Dieu Dragon Shenron, qui vous accorde un vœu. Sur sa route, des rencontres, des ennemis, des surprises et des blagues ; l’univers est coloré, l’action variée et le ton globalement léger et bon enfant.
Après un voyage, qui inaugure le manga par la quête des Dragon Ball, Son Goku retourne vers un vieil homme puissant (le plus puissant du monde, en fait), qu’il avait rencontré au cours de son voyage : Tortur Géniale. Tortue Géniale allie à sa puissance vénérable un vice : la lubricité, qui donne au personnage un côté ridicule et humoristique.
L’anime continue sur un tournoi d’Arts Martiaux à la fois burlesque et moralisateur (mouais…disons, porteur des valeurs du manga), une nouvelle quête des Dragon Ball, la lutte contre une armée dotée de généraux puissants, la rencontre avec la Dieu des Arts Martiaux, Karin, un nouveau tournoi, la lutte contre le Roi des Démons vieux, puis jeune…

Les mécaniques principales du récit et de la construction de la diégèse sont invariables, mais parviennent à s’incarner de manière à éviter la répétition :

  • La quête de puissance est le fil conducteur le plus évident du récit. Tantôt la force croît d’elle-même, à travers les rencontres ou l’entraînement ; tantôt un ennemi inconnu impose de reccourir à un artefact/lieu/expédient quelconque, qui sera l’occasion d’une mini-quête : grimper au sommet de la Tour Karin, boire l’Eau Sacrée dans une grotte mystique, remonter le temps…
  • L’élévation dans le sens : élévation des fréquentations, des sphères de connaissance, élévation des antagonistes, élargissement des échelles. De deux personnages à plus de vingt à la fin de la série ; de voyous à des armées entières, puis à des démons sortis de l’enfer, puis à des armées galactiques, puis à des dévoreurs de planètes ; d’un pays au monde, puis du monde aux planètes ; des ermites respectés de tous aux divinités les plus élevées dans la hiérarchie…Tout croît dans Dragon Ball, tout augmente, tout est de plus en plus large.
  • L’alternance entre des arcs majeurs et des histoires mineures, afin d’aérer l’histoire. Personnellement, les arcs majeurs, ça me gonflait, tant ça enflait : dans la pratique, plus c’était important, plus les combats étaient longs, et la variété d’ennemis, de scénarios, d’idées, baissait : c’était toujours la même tête, le même combat…Le manga en oubliait d’être rigolo et divertissant !

Mais bon, je vous en parlerai plus en détail d’autres fois, peut-être…
Y’a aussi lieu de se pencher sur la question du sexisme de l’œuvre, car on est servi !

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Raditz, Végéta, Kakarotto…Mais qu’est-ce qu’ils ont avec les légumes, dans DBZ ?!