pour passer le temps…

Ces derniers temps, j’ai pas mal surfé de Vlog en Vlog de trans. Cherché çà et là. Bref, je me suis renseigné. J’aimerais vous faire partager mes premières impressions.

En fait, c’est en découvrant la chaîne de candiFLA que tout a commencé…Ben, d’ailleurs, c’est un joli petit hasard que ça, dont je vais essayer de remonter la chaîne le plus loin possible, juste pour l’amusement ^^

1.Le hasard
2.Les Vlogs
3.La dysphorie ?
  a.Masculin/Féminin ?
  b.Suis-je un Pénis ou un vagin ?
  c.Des malades mentaux ?
4.La domination
5.Bonus : réflexions stupides

MTF

Cette image est sous licence Creative Commons, mais ne peut être utilisée pour usage commercial.

Le hasard

  • À 7 ans, j’ai vu mon cousin N. jouer sur la Playstation 1, à un jeu appelé Final Fantasy 8. J’ai adoré ce que j’en voyais.
  • À 9 ans, j’ai ma propre PS, et FF8.
  • À 15 ans, après FF VIII, IX, X, X-2 (pas longtemps) et XII, je joue au fameux FF VII.
  • Fin 2011, en cherchant des adaptations de FF VII One Winged Angel, je découvre ViolinTay.
  • Dans l’onglet « related videos », je vois une figure revenir souvent. Curieux, un jour de janvier, je clique. Je découvre MissHannahMinx. Je m’amuse à lire les commentaires, chef-d’œuvre exquis d’invention et de machisme bien hypocrite.
  • En voyant une vidéo débilesur YouTube, j’ai, fin février, l’idée d’écrire un article « Lost in YouTube », que je ne publierai pas parce que j’aime pas Google et le web inconscient.
  • Pour retrouver la chaîne de MissHannahMinx, je cherche « boobs » dans la barre YouTube (XD)
  • J’arrive sur la chaîne de candiFLA.

Pour résumer, si mon cousin n’avait pas joué à FFVIII, j’aurais pas passé une semaine à lire sur les transsexuels.
Mais le sujet de ces article est autrement sérieux que cette histoire de hasard.

Dans mon brouillon d’article sur YouTube, j’avais écrit ça :
« La preuve ultime que les transexuels sont d’odieuses et haïssables tarlouses qu’on devrait éliminer : en voilà deux qui jouent en riant avec des morceaux d’animaux découpés, en détaillant avec un sadisme de boucher le contenu de l’étiquette. D’ailleurs, il y a plus de 100% de produits chimiques, et ils ne s’indignent même pas. »

Les Vlogs

Une chose que j’ai trouvée impressionnante, lors de mon voyage dans cet univers (toujours sur le net, comment voyager autrement ?), c’est la prolifération de Vidéo-Blogs dans le monde des transgendres. Comment expliquer cela ? surtout quand on sait que, pour les trans, les plus gros problèmes (emploi, sexualité, relations avec les parents, les amis, dépressions,…) découlent du fait non pas qu’ils se soient lancés dans une transition, mais qu’on le sache. N’est-ce pas le paradis pour eux que de pouvoir vivre dans leur sexe d’arrivée, sans avoir à rendre compte de leur parcours ? Qu’arriverait-il si quelqu’un de leur connaissance, par quelque hasard extraordinaire (et pourtant répandu à en juger la proportion plus ou moins élevée de commentaires du style « OMG you used to be a girl ??? O_O » ou « 2/20th i discovered i was gay »), venait à les voir tels qu’ils étaient deux ans auparavant, seuls devant une cam, pleurant sur leurs parents qui n’approuvent pas, une perruque de mauvaise qualité sur la tête, les bras musclés et la voix vacillante ?

Moi, je chercherais à expliquer cette tendance Vlog par…une sorte d’amour de l’exhibition, ou plutôt, non, de fierté de soi-même, de son corps, de son évolution, de son parcours. Une fierté de ce qu’on est, de ce qu’on est devenu, et de ce qu’on a enduré. Peut-être parce que sur Internet, les gens sont dans de meilleures dispositions : ce sont des étrangers à la personne, qui ont cliqué sur un lien où figuraient les initiales TS, FTM, et qui ont eu le temps de réfléchir . Au lieu que les gens dans la rue ou les collègues ou vieux amis, voyant venir une femme, lui trouvent soudain une voix d’homme, et ne peuvent masquer leur regard, leur surprise, leur confusion sur le moment. Je ne dis pas que les commentaires d’Internet ne sont pas parfois orduriers : mais ceux-là sont plutôt rares, et ceux qui se lancent dans ces considérations se font éventuellement taper dessus par d’autres commentaires ; les réactions des auteurs de Vlogs sont souvent enjouées, on les sent réconfortés par la « gentillesse » que montrent les gens envers eux.
Car oui, une transition, même s’ils n’en parlent que sporadiquement, c’est un moment difficile, et Internet peut se révéler d’un merveilleux réconfort.
En tout cas, ce nombre incroyable d’histoires, de profils, de paroles n’arrêtent pas de m’émouvoir.

Quelques Vlogs YouTube : candiFLA, Jesslyngirl87, MamzelAmanda (fr)…mais j’ai à peine commencé à explorer.

La dysphorie – Masculin/Féminin ?

Une des remarques que nombre de trans ressortent souvent, c’est « towards being you », « the real you », « who you really are »…mais je dois avouer que personnellement, je ne sais pas trop quoi penser face à cela ces derniers temps.
Suite à mon article plutôt raté tournant autour du féminisme, j’ai eu quelques discussions (au lance-flamme), avec notamment une de mes amies, et avec La Mouette (par mail). Dans mon article, notamment, j’avais fait l’erreur de confondre le genre, et l’identité de genre, qui concerne plutôt le ressenti individuel, la façon dont on se définit « comme femme », « comme homme » ; on m’a fait, entre autres, la remarque qu’il était difficile de dissocier un « Moi » qui ne soit pas femme, un « Moi » qui ne soit pas homme, du « Moi ». Les mots exacts étaient :

Une réflexion collective a abouti à l’idée qu’il était difficile, lorsque genre et sexe sont en accord (ton cas et le mien, et celui des autres participantes), de discerner à quel point [c’est inécrivable à part à la 1ère personne] nous pouvions dire « je me sens une femme/un homme » et « je me sens être moi ». J’imagine que lorsqu’un décalage existe, il est perçu…

J’ai trouvé ça diablement intéressant. En tant que littérateur, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer qu’en français, « Je » était d’ailleurs marqué en genre (attribut, participe passé s’accordent à un Je féminin), tout comme la plupart des prénoms. En fait, la langue, et par là, la pensée, sépare le monde en deux clans, dans notre façon de le percevoir et de construire, plus que notre personnalité, notre regard. « Je » est une femme, « Je » est un homme, pour ainsi dire, intrinsèquement. Pour dire mon idée brièvement et dans un jargon pseudo-scientifique : la dichotomie de genre est une préconception qui précède l’individu.
Alors, on pourra me répondre qu’en anglais, mon brillant système s’effondre ; mais là aussi, « He », « She » marquent le genre, ou le vocabulaire, ou le nom, les suffixes, la façon de se désigner soi-même une fois ses premiers mots prononcés comme « petite sœur », et en-dehors du langage cent rites qui font que le corps n’est nu qu’en compagnie de la mère ou qu’en compagnie du père, le partage du bain et du temps, la structuration de l’espace…je crois qu’il y a dans tous les pays de quoi créer non seulement l’esprit, mais aussi le corps, comme esprit ou corps féminin ou masculin.

La dysphorie – Suis-je un Pénis ou un vagin ?

Cette observation me mène à penser ceci : que le genre, mais aussi le sexe, ne sont, rigoureusement, qu’une seule et même chose : un carcan dans lequel un être assexué a été élevé. Approche déterministe, sans doute, mais aux implications impressionnantes. Là où on avait une humanité séparés entre hommes et femmes à la naissance (sauf rares exceptions), nous découvrons une colonie uniforme de fourmis. Là où on voyait un homme né dans un corps de femme, on trouve un être humain désireux de se construire lui-même, en se choisissant un nouveau corps, et un nouveau genre. (Et que dire de l’homosexualité ?) Il n’y a qu’un seul genre, il n’y a qu’un seul sexe, et il est neutre.

Cette idée va à l’encontre de deux postulats axiomatiques de la réflexion sur le transgendrisme, et même, sur la distinction homme/femme :

  • Le sexe d’un individu est une donnée biologique.
  • Sexe et genre sont deux choses différentes.

1° Non, le sexe d’une personne n’est pas une simple donnée biologique. Vous avez remarqué, d’ailleurs, pour ce qui est du genre ou du sexe, on a tendance à ramener tout aux parties dites sexuelles, et, en particulier, chez l’homme, au symbole de l’homme. Ce qui définit le sexe biologique, ce sont les seules gonades. La définition a dû d’ailleurs être dédoublée après les découvertes les plus basiques de la génétique, et la révélation au monde qu’il existe des femmes XY, avec l’invention d’un « sexe chromosomique ». Pourtant, les marqueurs du sexe sur le seul corps sont nombreux : sourcils, ossature, pilosité (faible chez l’espèce humaine), taille, répartition des graisses, pomme d’Adam, hauteur de la voix (renforcé socialement)…mais bon, « on » a décrété de ces caractères-là, qui sont pourtant les premiers qu’on remarque en Société, qu’ils étaient « secondaires« , sous prétexte qu’ils ne touchaient pas à la reproduction sexuée. Ainsi, d’après l’association belge Genre Pluriels, le sexe est une invention médicale, tandis que la réalité indique plutôt un continuum tant morphologique que psychologique.
2° Je vois aussi, dans le genre, la continuité d’une lecture du corps. Si la courbe est féminine, la rigueur mâle, les hauteurs sont à la femme (renforçant une tendance naturelle de la voix), la gravité et la force musculaire/physique à l’homme (dans nos sociétés, cette définition des grenres n’est pas universelle). Dans les attitudes, la démarche balancée/droite, dans les mutilations qui imposent à l’homme de se raser les cheveux au lieu de les voir tomber dans la Rome Antique, et à la femme de lutter contre la pilosité corporelle ou de se rétrécir, à certaines époques, la hanche ou les pieds ; dans les vêtements (décolletés notamment), beaucoup de choses font directement signe aux différences morphologiques. Alors, certes, le corps n’explique pas tout (on a notamment vu des sociétés où la femme, dominante, devait être aggressive, d’après les observations de Margaret Mead je crois), mais il est souvent difficile de nier que le genre « colle à la peau ».

Notez que tous ne s’accordent pas sur cette opinion ; les trans sont justement, comme je le signalais, les premiers à reprendre cette conception. Voici ici la voix d’une trans qui répond intelligemment à mes idées, dans la deuxième partie d’un article où elle râle contre ces trans militants qui affirment que genre et sexe n’existent pas, et accusent l’État de l’état (pfiouuu…) de la société.

Pour vous forcer à cliquer sur le lien ci-dessus, je dirai que je ne suis pas d’accord avec Nickie dans les conclusions qu’elle tire parce que :

  • D’abord, j’étais convaincu par les militants de GP avant de lire ce que Nickie racontait, je voyais donc l’affaire d’un œil partial 😛
  • Le sous-entendu derrière le terme scientifque « dimorphisme sexuel de l’espèce humaine » (souligné par un lien ves Wikipédia, Encyclopédie du Savoir Absolu et pas Relatif) est un argument d’autorité, qui ne remet pas en question la construction sociale des conceptions de cette autorité.
  • À propos d’autorité, je me permettrai de souligner que « elles adhèrent à la définition du transsexualisme donnée par les psychiatres » fait encore une fois, à mon avis, signe vers un fast-food de la réflexion.
  • Bien sûr que non, la société idéale de ces transgenres n’est pas une société où on appelle un sozie de Victor Hugo « Mademoiselle », ou plutôt « Madame », mais une société où tout le monde s’appelle « Monsieur »
  • On n’est pas transphobe si ça nous paraît bizarre. On est juste socialisés. Et puis souvenez-vous, « l’État » est le seul transphobe XD
  • Alors oui, vers la fin, effectivement, y’a d’la psychologie de comptoir. Parce que bon, dire que des gens qui voulaient changer le monde comme Robespierre, Staline, Hitler, ou les jeunes UMP ont un « complexe personnel », c’est un peu exagéré ! XD

Du reste, je suis d’accord pour ce qui concerne la distinction en deux camps de trans (encore que…), le danger du prosélitisme et de la dictature de champ, l’intérêt éventuel d’un soutien psychologique (même si je crois peu en la psychologie, le transgendrisme est un sujet tellement sensible et passionnel…)

La dysphorie – des malades mentaux ?

Le problème principal qui, à mes yeux, découle de cette bipartition de l’humanité en deux sexes-genres, c’est que toute révolte contre ce que la naissance nous a donné et forcé à adopter (dans la mesure où je ne crois pas en une distinction sexe/genre, je ne peux pas dresser de typologie de ces révoltes – seulement des interprétations) semble aller contre un ordre qui structure profondément notre société, mais également notre « nature ». C’est-à-dire que se révolter contre un élément de conceptions sociales, c’est difficile ; mais se révolter contre ce qui semble « naturel », contre ce qui touche à la nature du corps, c’est plus difficilement acceptable. Les végétariens en font l’expérience, mais sous une forme atténuée (étant donné qu’ils ne vont pas jusqu’à mutiler, de façon visible, leur corps).
Il en résulte que nombre sciences humaines et lois ont, pendant longtemps, défini les troubles de genre et autres dysphories comme une maladie – laquelle définition a, je pense, donné un cadre aux trans, mais un cadre morbide et rigide. Et ce n’est pas une simple affaire de psychiatrie, de statut social (et de remboursement par la sécu…) : il en est allé de la loi. Le diagnostic d’une dysphorie, les commités d’experts, autant de choses, de démarches, d’obstacles angoissants, de retards, avant les hormones ou les vaginoplasties…Je ne sais pas si c’est une mauvaise chose, d’empêcher un chacun de se lancer dans une aventure sans réelle motivation — mais moi, j’aime pas.

Une autre chose qui m’énerve énormément est cette recherche de fateurs explicatifs biologiques, dans les gênes, comme « nés comme ça », dans les hormones, le cerveau (4:45 de ce reportage crasse, cliché et émouvant à l’eau de boudin), les rapports aux parents, la petite enfance…
Attention, ça ne revient pas à dire que les trans ne souffrent pas, psychiquement, et dans les fondements de leur identité. Mais je crois que l’intégration du genre dans les bases mêmes de l’identité, de l’idée d’individu, sont des phénomènes purement culturels (et je dis bien : purement, car, par exemple, on n’érige pas au même niveau la couleur des cheveux, alors que, ma foi, cette donnée se remarque autant voire plus a priori que le sexe).

Remarque : Le problème qu’on rencontre, si on dit à un trans qu’on ne croit pas qu’il soit né (par exemple) homme dans un corps de femme, c’est (en supposant qu’il accepte l’idée) qu’on risque de le blesser. En effet, le shéma explicatif de son état se voit remis en question, son action semble perdre tout sens et toute nécessité sur le plan individuel, et la façon dont il a envisagé, construit, interprété sa transition se trouve remise en question par des débats d’académiciens.
Aussi, je comprends tout ce que ces idées peuvent avoir d’intellectuellement séduisant (rigueur, simplicité, paradoxe), mais sur le plan humain, je n’irais pas dire à un trans (à moins que la conversation soit vraiment de cette couleur-là) : « Tu t’interprètes comme une femme née dans un corps d’homme, mais comme tu le vis, on ne naît jamais femme, on le devient. »

La domination

Il y a quantité de choses à dire à propos du trans*isme et de la domination, et nombre de phénomènes sont révélateurs.
Je pourrais m’orienter vers la discrimination envers un troisième genre que domine un système binaire…d’autant que ça peut être plus ou moins houleux, que 2008 a lancé le débat…Mais je vais pas le faire.
Je pourrais considérer que les trans ou travestis, curieux de créer/vivre l’intériorité de l’autre sexe, n’hésitent pas à passer d’un statut de dominant à un statut de dominé, en dépit des risques qu’il y a à être femme dans notre société (viol, salaire, emploi…) Mais je ne vais pas le faire.
Non, ce que je vais prendre pour point de départ de ma réflexion, c’est une constatation formulée par une certaine Myriam : « La fréquence estimée est de 1 pour 30000 mâles et de 1 pour 100000 femelles. »
Pourquoi y a-t-il plus de trans nés hommes que femmes ?

Bon, tout ne s’analyse pas en terme de domination, mais je pense qu’il peut être intéressant de souligner que, alors que les femmes jouissent d’une position relativement défavorisée dans la société, elles envisagent (encore) moins le transsexualisme que les hommes. Sacralité du corps féminin ? Ascenseur social unidirectionnel ? Plus faible autonomie/marge d’action ? Ou peut-être, au contraire, le fait que les femmes, prises dans un rôle plus libre, ayant plus de choix dans leur manière d’être femme, ayant un peu plus droit à la masculinité (port de vêtements masulins, positions sociales traditionnellement masculines) que les hommes à la féminité (port de vêtements féminins, positions sociales féminines, insultes…) ? Ma foi, je n’oserai hasarder une explication pleine et entière pour laquelle les FTM sont plus rares, et représentent le côté weirdo de la chose.
(Dans l’ensemble, d’ailleurs, je suis intimement convaincu que les derniers paragraphes de cette partie contiennent un nombre aberrant de conneries ; mais si les pises que je pose entraînent des questionnements, tout n’est pas perdu ^^)
D’autre part, tel Dieu descendant parmi les mortels, le MTF (en tant que symbole plus acceptable : je ne parle pas ici des personnes) n’a-t-il pas ce côté condescendant du supérieur qui peut devenir l’inférieur, du blanc qui peut devenir un Indien, de l’homme qui peut devenir un Na’vi dans les Na’vets ? L’homme serait alors un plus, qui se dépouille ? Ma foi, quand je regarde les Vlogs, j’ai l’impression que c’est débile ce que je dis : un homme met du maquillage, cherche dans des salons inconnus, acquiert des seins — mais bon…
Est-ce parce que la Beauté féminine est plus attractive ? Comme une sorte de sensualité…une valeur de sensualité, chez la figure maternelle (dans le rôle, même), chez l’épouse, chez la Muse, qui pousse à désirer le corps de la femme ?…Pourtant, des corps masculins peuvent également être définis comme beaux — mais, culture oblige, la Beauté masculine est moins exhibée, moins reconnue socialement. Par exemple : parmi toutes les critiques qui pouvaient être faites à Batman et Robin, la plus récurrente n’est-elle pas qu’un réalisateur homosexuel prenait ses téléspectateurs pour des homosexuels en leur imposant de soi-disant plans interminables de fesses moulées ? (d’ailleurs, je les ai pas trouvés interminables, et la fille y passe aussi…)

Bon, allez, pour continuer sur des conneries sans prétentions sérieuses…

Les réflexions stupides…

  • Un transgendre est toujours hétérosexuel. Ou homosexuel, c’est selon.
  • Ça valait bien la peine de changer de sexe, si c’était pour sortir avec des filles quand même !
  • En cas de transidentité, peut-on observer de véritables scènes de ménages sur la question du nom ?
  • Transexuels célèbres : 1) Naruto…
  • Si un(e) transsexuel(le) entamme une transition, qu’est-yelle devenu(e) à la fin de la transition ?
  • I’m a she-he-it. I’m a shit !
  • Si un trans naît dans un avion entre l’Europe et l’Amérique, on dit que c’est un transatlantique.
  • Si une hermaphrodite change ses deux sexes, elle restera une hermaphrodite.
  • D’ailleurs, trans²=Id

Bon, là, on a touché le fond…

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Commentaires sur: "Transgendrisme : de l’autre côté du miroir" (6)

  1. salut,

    j’aimerai faire une correction, une personne qui a effectué une transition mâle-vers-femelle n’est pas UN trans, mais UNE trans, et non pas un MTF mais UNE MTF, question de respect basique 😉

    et ensuite pour répondre à nos « sujets de discordes » je ne nie pas la construction sociale des genre, je m’oppose seulement à la thèse comme quoi la construction sociale est la seule et unique chose qui existe, découlant au passage d’une gigantesque conspiration orchestrée par « l’Etat » etc, et attention aussi de ne pas confondre mes allusions au discours queer extrémiste avec mes propres opinions et réflexions 😀

    je t’embrasse, ma poule! 😉

    • (super content d’avoir eu une visite de cette qualité ^^
      Ça me fait deux blogueuses que j’admire en deux jours !)

      Enfin, j’ai quand même fait la bourde de laisser trans au masculin en parlant de toi ^^ » Je crois que j’ai dû faire une réaction allergique à un de ces sites militants qui parlait tout de temps des « transsexuellEs » avec des majuscules immondes de partout.
      D’autant que j’ai un avis particulier sur la « féminisation » des noms.
      Mais en effet, l’usage en faisant une question de respect, je vais rajouter un petit « e » à la fin de mon déterminant.

      Du point de vue de la réflexion, j’ai pas été plongé comme toi dans ces questions et ces cercles de sociabilité pendant des mois, alors il se peut que je manque de finesse ; en outre, je n’ai pas lu tout ton blog. Mais je crois ne pas me tromper en disant que nous avons tout de même un désaccord essentiel sur l’importance que j’accorde à la construction sociale du sexe et de l’individu.
      Après tout, je déclare quand même : « Il n’y a qu’un seul genre, il n’y a qu’un seul sexe, et il est neutre. » Modalisé, mais je le dis texto.
      Si tu veux que je note dans l’article des remarques précises sur ce qui était rhétorique et ce qui ne l’était pas, n’hésite pas 😉

      En tout cas, tu n’étais peut-être pas le meilleur exemple de trans pas d’accord, mais il fallait que je mette un lien vers cette page (et vers ton blog), car elle est un bon point d’entrée dans une sous-culture et dans un univers que les personnes qui ne se sont jamais posées la question du transsexualisme comme sujet de réflexion (comme moi jusqu’à il y a peu) ont tout intérêt à découvrir…
      Je ne prétends pas avoir un large public, mais « un jour je serai le meilleur blogueur », et des tas de curieux liront cet article vieux de 10 ans. 😀

      Bon, me voilà devenu poule. Je ne peux donc pas délicatement rougir que tu m’embrasses.

      • argh ouais le E majuscule à toutes les sauces… j’ai mis longtemps à me demander ce que c’etait jusqu’à ce qu’on m’explique que c’etait un truc de queer 😀

        donc pour ton histoire de un seul genre/un seul sexe, ouaip du coup on n’est pas d’accord, moi je constate que les mâles et les femelles ont des différences, bien qu’appartenant à la même espèce je considère que les instincts de chaque sexes diffèrent au même titre que leur physique , ensuite vient se greffer la construction sociale, mais je prends le problème à l’envers par rapport à toi, en concluant que la construction sociale découle des différences entre les deux sexes, et non qu’elle les crée (autre thèse rigolote qu’on m’a soutenu mordicus comme quoi la mémétique modifie même les gènes d’un individu au cours de sa propre vie, à cause de la société blabla.. :p )

        mais au delà du sexe, on part du principe que le *genre* lui, est un spectre 🙂

        par contre, sisi je te confirme, je pense bien être le meilleur exemple de trans pas d’accord, en tout cas s’il y en a d’autres j’aimerai les connaître 😀

        enfin ce que j’apprécie surtout à l’instant présent, c’est que finalement le dialogue semble plus aisé avec des « adversaires d’opinions » comme toi qu’avec les gens qui sont censés nous représenter, c’est bien qu’il y a un problème 😀

        après , bon j’aurai beaucoup à répondre à ton article, mais faire des commentaire de 10 pages ça me gêne, cela dit en quelques lignes je peux commenter par exemple tes statistiques sur les FTM et tes explications sur les proportions , outre la sacralisation de la femme et autres vision fantasmée à sens-unique qui expliquerait qu’il y ait plus de MTF que de FTM, as-tu pensé aux fondamentaux que voici:

        il est tout de même très facile et accepté pour une femme d’adopter des comportements, codes, vêtements, et fonctionnements masculins, alors que la réciproque tombe illico presto dans le cliché travelo, une femme en costume, c’est classe, un mec en tailleur, c’est louche
        du coup je dirais que le nombre inférieur de FTM est compensé par la proportion de femmes masculines, ou « butch » qui s’assument sans forcément ressentir le besoin de barbe et de pénis, tandis que l’opposé est plus compliqué…. et peut-être que certaines MTF n’entreprendraient pas de démarches médicales si elles pouvaient assumer leur féminité aussi facilement qu’une femme peut assumer sa masculinité

        c’est la même réflexion qui poussa l’auteure du manga Hourou Musuko à aller contre son idée première de raconter l’histoire d’un FTM, se rendant compte que finalement elle aurait plus de choses à raconter en parlant d’une MTF comme personnage principal,
        et d’ailleurs ça se ressent dans l’oeuvre puisque le personnage MTF à effectivement besoin de plus de courage pour avancer que le personnage FTM, qui s’en fait d’ailleurs la réflexion dans le manga comme dans l’animé

        enfin ayons un débat en direct à la télé sur une chaine nationale ! 😀

        • (oulah, il craint ce thème de blog, à rétrécir la largeur des commentaires comme ça…faudra que j’y remédie !)

          « le dialogue semble plus aisé avec des “adversaires d’opinions” comme toi qu’avec les gens qui sont censés nous représenter, c’est bien qu’il y a un problème 😀 »
          Oui, le problème, c’est qu’elles sont en plein dedans. Elles se battent tous les jours contre une société sourde. Alors forcément, avec le manque de distance…
          J’ai plus de recul, une position plus neutre sur la question, moins d’affects, et pas de ths (lol)

          « instinct »…voilà bien un mot que j’aime pas. Encore plus pour les animaux non-humains (où il est corrélé à l’idée de bestialité) qu’humains.

          Je pourrais te développer des paragraphes sur cette histoire de sexe comme construction sociale que ça ne changerait pas ta vision du monde. Ceci dit, elle n’a rien à voir avec cette sorte d’anecdote pseudo-génétique que tu nous racontes (les gènes qui changent au cours de la vie…très amusant ! :P)
          La déconstruction du sexe (en en faisant, si tu veux, une sous-branche du genre) est vraiment stimulante sur le plan intellectuel. Elle a peut-être ses faiblesses, mais force est de remarquer qu’il est difficile de ne pas argumenter avec un discours et une terminologie médicalisants/scientifiques – qui, en tant que discours scientifiques, relèvent par essence d’une construction sociale.

          Sur FTM<MTF (ouah, j'ai vraiment noté ça comme ça ??? O_ô ?), j’avais déjà écrit :
          « Ou peut-être, au contraire, le fait que les femmes, prises dans un rôle plus libre, ayant plus de choix dans leur manière d’être femme, ayant un peu plus droit à la masculinité (port de vêtements masulins, positions sociales traditionnellement masculines) que les hommes à la féminité (…) ? »
          Mais bon, il est bon de développer. D’autant que j’étais en mal d’anime (oui, vas savoir, j’arrive pas à lire les mangas).

          Si tu veux éviter le commentaire de 10 pages, on peut se lancer dans le débat autour du sexe (je sais que ce genre de proposition, d’ébat autour du sexe, a parfois mal tourné pour toi sur internet :p) par mail.

        • attends, moi aussi je suis en plein dedans, mais je ne tombe pas dans leurs délires pour autant 😉
          et j’ai une THS aussi , au passage :p

          alors prenons nos critères de discorde:
          1/ le concept d’instinct te gène? est-ce que dans ton esprit tout relève du conscient, est-ce que tu remets en question le concept du « cerveau reptilien »? quid de Darwin?

          2/ le fait qu’un discours relève du médical/scientifique est un problème? pour moi ça naît de l’observation et d’une méthodologie de confirmation, mais la « démarche scientifique » et la construction sociale sont deux domaines qui ne doivent justement pas se rencontrer, sauf dans la sociologie/anthropologie etc

          3/ ah oui méa culpa, ma théorie sur les FTM est donc abordée, donc c’est bien 😀

          4/ moi aussi j’ai du mal avec les manga, j’ai des volumes de YOTSUBA, qui ne prendraient qu’une demi heure à lire dans ma bibliothèque depuis 5 ans…. j’ai toujours pas pris la demi-heure en question 😀
          par contre pour savoir de quoi je causais, j’ai lu le manga hourou musuko pour mon article sur l’animé ( ici, au passage: http://katooey.blogspot.com/2011/06/anime-trans-horou-musuko-wandering-son.html )

          et enfin si tu veux causer par mail, eu as mon adresse 😉

  2. […] leur sexe ( concept qu’on peut lui-même remettre en question, voir, entre autres, l’article de Belgarel sur le transgendrisme ) n’étant d’aucun […]

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