pour passer le temps…

Archives de mars, 2012

Un jour, mon prince viendra…

(J’ai peu posté en mars, faut que je me rattrape ! ^^)

Intro
1.Amour hétérosexuel, amour sexiste
2.La pupuce à l’oreille
3.Penser sans amour

Intro

Je crois avoir déjà traumatisé tous mes amis avec ça, mais…il fallait bien que j’essaye un jour de disserter proprement là-dessus.
L’Amour, ça n’existe pas !
Ouf, ça fait du bien de le crier un bon coup. Voyons voir les commentaires.

Commentaire N°1
Frustré de la vie

Commentaire N°2
G un chagrin d’amour sur le

Commentaire N°3
Si d’ailleurs moi je t’aime

Commentaire N°4
Sociopathe

Commentaire N°5
Sans amour, la vie ne vaut pas la peine d’être vécue.

Commentaire N°6
Pauvre de toi, tu dois avoir une vie trop triste et pas épanouie sexuellement tu sais c’est pas très facile sans amour…

Commentaire N°7
Les chercheurs ont mis en évidence des facteurs biologiques d’attirance mutuelle. Renseigne-toi, l’homme est fait pour vivre à 2.

Commentaire N°8
Je conçois bien qu’on puisse ne pas apprécier le côté nunuche de l’amour. Mais la réalité, ce n’est pas à ça que ça ressemble. Sur le long terme, il s’agit de partager sa vie avec quelqu’un, de lui parler vraiment, d’être sûr qu’il va vous comprendre et que vous le comprenez, mais en sachant se ménager un jardin secret. Bref, de l’équilibre quoi. Moi, avec mon chéri, ça fait trois ans qu’on se parle et qu’on partge et (…)

Vous remarquerez que d’un coup, les gens qui laissent des commentaires sur mon site sont de plus en plus nombreux ^^
La première chose qui me pousse à affirmer que l’amour n’existe pas, c’est ce matraquage que la société impose aux individus, pour leur affirmer encore et encore l’idée d’amour. Ça va des pubs hypersexualisées au cadre familial canon (idéal de socialisation et de vie adulte), en passant par les fêtes cruches, les débats sur le mariage homosexuel, et même, la caution, par le discours scientifique, du dimorphisme de l’espèce humaine (ça fait un peu Ying et Yang : s’il y a deux, c’est pour faire un, n’est-ce pas ?)
L’amour, et en particulier, l’amour hétérosexuel (dont l’amour homosexuel n’est qu’un calque qui, Dieu merci, va dans le sens de la modernité) est un construit socio-historique au nœud de notre univers social, et dont seules les siences sociales (oui, je fais assez peu confiance à la psychologie en matière de théorie :P) peuvent chercher à expliquer les facteurs et l’histoire. Je lui nie purement et simplement son statut d’émotion, et, au XXIème siècle, j’en exclus tout ce qui relève uniquement du sexe, de l’attirance biologique et physique.

1.Amour hétérosexuel, amour sexiste

Anna Karénine VS Kitty Lévine

Je ne me qualifie pas comme un historien de l’amour ; mais ce qu’on finit par retenir, à force de lire des saloperies du genre de la Princesse de Clèves (franchement, je vois pas pourquoi on a reproché à Sarkozy de qualifier ce livre de « chiant » : encore, je le trouvais gentil !), Manon Lescaut ou Phèdre de Racine (plusieurs fois ^^), c’est que l’Amour, au départ, c’était le fauteur de troubles, la passion qui vient foutre le bordel, brise les mariages, fait tomber des têtes royales (voir Les Rois maudits). Le mythe du cavalier noir qui vient enlever la jeune fille à sa famille. Le déshonneur, la folie, la grosse merde quoi.

La vision du mariage traditionnel, comme fruit et garant de l’amour durable, historiquement plus proche de nous, si elle est déjà présente dans les comédies de Molière, ne s’est véritablement affirmée comme norme qu’au XIXème siècle. Dans Tolstoï, Kitty réussit un mariage d’amour là où Anna échoue son mariage convenu. L’amour continue d’être une force, qui emporte tout, mais il devient le centre, les cœur du mariage, du noyau conjugal.

Blanche-Neige et les sept nains

Ayant récemment revu le premier Classique de Disney (dont, à 2-3 ans, j’étais un fan inconditionnel…je connaissais par cœur toutes les répliques de Cochné, comme, allez savoir pourquoi, je l’avais surnommée), j’avais envie de faire un article pour râler, montrer à quel point c’était sexiste, demander comment mes parents avaient pu me laisser regarder ça – ce que je vais un peu faire ici -, mais comme le féminisme n’est pas tout à fait ma tasse de thé et que je suppose que ça a déjà été fait, je vais intégrer ce coup de gueule dans mon article sur l’Amouuur.

Ce qui frappe un adulte qui revoir Blanche-Neige, c’est à quel point l’œuvre est anti-moderne. L’esprit des années 30 ne pardonne pas : Blanche-Neige se félicite de faire la cuisine, le ménage, l’éducation des nombreux petits nains qu’elle envoie au bain, et bien entendu, une fois sa formation de femme au foyer accomplie, de se faire tirer de sa demi-vie de Mademoiselle, par un prince nécrophile à la gueule de benêt. Mais les tâches ménagères, mieux que de s’en féliciter, elle en fait un plaisir, un besoin.
Première chose qu’elle fait, après être entrée dans la maison des Sept Nains : constater que c’est sale, s’appitoyer sur le balai qui prend la poussière, puis, révoltée, s’en saisir (non sans gronder comme des gamins les animaux qui nettoient de façon dégueulasse), et chantonner en passant la serpillère. Même, d’ailleurs, la première fois qu’on la voit, c’est toute heureuse d’astiquer les marches du jardin, chantant doucement comme Cendrillon.

Blanche-Neige gronde les nanimaux qui lèchent les assiettes

Armée de son super balai, Blanche-Neige explique aux animaux de la forêt qu'il ne faut pas lécher les assiettes. Puis elle retourne balayer en chantonnant.

Les nains, de leur côté, sont des figures assez étonnantes. À l’exception de Simplet, dont l’âge semble conforme à la taille, ils ont tous l’air d’avoir 60 ans (70 pour pépé Prof et papy Grincheux) : à la fois enfants et vieillards, ils ont parfois été analysés comme des hommes déficients (des semi-hommes, quoi). Crados, courtois, fêtards, leur principale caractéristique n’en reste pas moins d’être des hommes.
Avant l’arrivée de Blanche-Neige (après laquelle, ne pouvant être amants [« déficients, on vous dit, c’est comme ça qu’on voyait les nains avant Velasquez ! »], ils deviennent enfants-bouffons), nos 7 nains solitaires travaillent à la mine, récoltant des montagnes de richesses, examinant les diamants avec science, maniant virilement la pioche, poussant de lourdes charges et marchant au pas, au rythme de chansons rythmées, grégaires, criées en chœur (tandis que Blanche-Neige ornementait ses arpèges de chants d’oiseaux). À la menace d’un ennemi, si Blanche-Neige fuit, les nains frappent, prenant leur courage à deux mains, s’encourageant mutuellement (oui, tout déficients qu’ils sont, ils n’en finissent pas moins par se résoudre à affronter « le monstre »). Protecteurs, artisans, ils oscillent entre fierté et courtoisie, mais évitent soigneusement d’aborder le moindre signe de virilité : ce sont des sous-hommes, des prolétaires, la Princesse n’est pas pour eux.

Le Prince, enfin. On a beaucoup parlé de la figure du Prince dans Blanche-Neige, à l’époque : petite apparition au début, conclusion de l’histoire, le Prince n’est au fond qu’un symbole. Pour la figure de l’Homme, il a un bien petit rôle dans cette histoire. Et puis, comment l’Amour saurait-il être sincère avec moins de 10 minutes à l’écran ?
La chose était sentie comme un défaut. Artistiquement, c’est vrai, mais le fait qu’on le sente et qu’on le dise est très intéressant. L’Amour n’est pas une récompense : il se forge dans les épreuves partagées. Contrainte artistique mal respectée, tant mieux d’ailleurs, j’ai peur de ce qu’ils auraient fait comme scène cruche…

Bon, donc, pour revenir à mon propos, que dire sur Blanche-Neige ? Parcours initiatique d’une demoiselle qui s’apprête à devenir femme, Blanche-Neige présente les deux genres dans leurs rôles sociaux bien cloisonnés, jusqu’à ce que la situation atteigne son paroxysme : la pauvre héroïne devient la passivité incarnée, exposée dans une vitrine en tant que Beauté qui ne s’admet pas comme telle. Blanche-Neige est alors mûre pour être cueillie, et les nains cèdent la place au séducteur, au Prince. Plus de jeux de recul effrayé, de « peut-être » : ayant gardé intacts ses boucles noires, sa peau blanche et ses lèvres rouges (comment ça, « obsédé » ?) tandis que son Prince courait probablement la guidoune, la princesse suit son prince, monte pudiquement sur le destrier, symbole traditionnel, chez le chevalier, du désir et du corporel, et ils vont s’installer en banlieue dans un château 5 étoiles.
Le Couple sexiste, L’Amour en récompense, Lômme et Lafâme, parce que, comme le dit la formule consacrée, on ne peut vivre heureux qu’à deux, et en ayant beaucoup d’enfants.

Par bonheur, si le sexisme insidieux demeure encore assez prégnant dans la réalité du couple (n’allez pas me dire que ce n’est pas le cas, sinon Disney aurait honteusement désavoué Blanche-Neige comme si c’était une œuvre pro-Nazis, et je ne l’aurais jamais vu étant petit), il a disparu de la notion d’Amour (ou en tout cas, c’est bien épuré). Je crois que la libération des discours et des mœurs des années 70 ont aidé à distinguer Amour, sexe et mariage.
C’est bien.
En revanche, la notion d’Amour existe toujours, pure, avec des petits oiseaux et des cœurs roses.
C’est mal.

2.La pupuce à l’oreille

L’Amour, on en parle partout. Tout le temps. Sur tout. Trop. Érotique, Platonique, impossible. Centre des chansons commerciales, des clips, des films à grand public, cœur du pathétique au théâtre et dans les romans à l’eau de boudin. « L’Amour triomphera » nous enseignait la Belle au Bois Dormant.

Cupidon

Pour commencer, l'amour c'est NUNUCHE !
Bon, le site des gens qui ont fait ça l'est un peu moins, mais...

L’Amour, c’est le Bien. Amour salvateur, amour christique (le Chevalier de la Charette), l’Amour défie le Mal (Beren et Lucien, par Tolkien), défie la Guerre (Pocahontas), défie les conventions et l’étroitesse d’esprit (Edouard Mains d’Argent), défie tout ce qui peut se défier. L’Amour est excitation et aventure (Madame Bovary), l’Amour est force, l’Amour est plaisir, l’Amour est danger. Et l’Amour est repos, pleinitude, accomplissement de soi, épanouissement.

Pocahontas sauve John Smith

Chaque année, dans le monde, l'Amour entraîne la mort accidentelle de 500 jeunes filles, qui se jettent sous la massue de leur père pour tenter de sauver leur amant.

L’Amour, c’est la Vérité. C’est la Vie.
Il s’impose à nous au moment où on l’attend le moins.

L’Amour, ça ne s’explique pas. Mais ça s’explique. Psychologie, Freud, psychologie de magazine, cartographie, crisallisation et désillusion, biologie moléculaire, cerveau, hormones, magnétisme (^^), goût de la salive, karmas divers et variés, goûts communs…les sciences les plus dures s’évertuent à affirmer qu’elles percent des secrets de l’Amour, comme si elles avançaient sur une terre interdite, dérangeante…
Hé bien scoop ! l’Amour n’a qu’un seul secret : c’est de ne pas exister ! Et toc !

En un mot, l’Amour est né-ces-sai-re. Transgression ultime, l’Amour se construit contre ; création d’individus, l’Amour se construit pour ; socle de la société, l’Amour se contruit dans. L’Amour est l’objectif, le rachat, la RAISON de tout, Dieu et univers, passé avenir et carpe diem.
Bref, l’Amour, vous n’y échapperez pas.

« Quoi que je fââsseu,
Oooù que je sois,
Rien-hein ne t’effââceu,
Je pense à toi… »

Ça m’a mis la pupuce à l’oreille. Y’aurait pas comme un gros vieux MYTHE derrière tout ça ? Vous savez, un peu comme l’idée de Perfection, la Démocratie, le Progrès, le Bonheur…

3.Penser sans amour

« Ooooooohhhh, mais quelle vie triste ce serait ! »
-_-‘ Last thing I wanna hear…

On va encore me traiter de frustré de la vie, me dire que dans 5 ans j’aurai changé d’avis (ce n’est d’ailleurs pas impossible, encore que ça ne prouve rien), mais pour le moment, je suis célibataire endurci et je compte bien le rester !
Et si ça change, y’a fort à parier que ça remettra pas en question ma désapprobation de l’idéologie amoureuse, sur le plan intellectuel, de toute façon. Et puis, j’en suis probablement pas à une contradiction près.

On peut très bien vivre sans amour. Très tranquille. Comme on veut. Sans être obligé de se caser dans les images stéréotypées du gars qui sort avec ses potes, ou du type bizarre qui collectionne les jouets. Moi, pour ma part, je rêve entre autres de dormir dans un hamac, d’écouter des OST de films et de FF (oui, c’est assez merdique pour ne pouvoir être fait qu’en l’absence de tout être vivant), de vivre la nuit, de ne pas avoir de meubles, de laisser tout le temps des papiers épars sur le sol et d’avoir deux rates. Rester un « célibataire » sur le plan du ménage, aussi XD
Ben à deux, c’est la merde. Y’a pas à faire de compromis : ce genre de fantasmes, ça s’envisage même pas, et on les garde pour soi ! La moindre petite excentricité se mue en problème insoluble. Les loisirs se font bouffer. Tout, tout, tout ce que vous faites chez vous est surveillé. Je n’ai jamais été en couple, mais même si je suppose que c’est une expérience assez agréable (dans la mesure où c’est quand même une personne qu’on aime), le principe me fait dégueuler.
Bon, ça c’était pour la séquence liberté du célibataire. Mais ce que je veux dire, c’est que je ne sais pas s’il « manque » vraiment quelque chose au célibataire. S’il n’y a pas d’autres facteurs d’intégration sociale qu’il puisse trouver.

Aaaaah, un autre sujet qui m’énerve dès que j’ouvre un magazine féminin. La sexualité. Ce terme, qui semble tout droit sorti d’un manuel de biologie sur les comportements des vertébrés (oui, ça fait moins bandant, si on le pense comme ça), a été le socle sur lequel s’est construit la légende qu’il était :

  • nécessaire : Pas de vie sexuelle ? Vous ne serez jamais heureux. D’ailleurs, les bourgeois de la fin du XIXè étaient frustrés, c’est pour ça qu’on leur a coupé la tête qu’ils exploitaient les pauvres…
  • épanouissante : Quelle partie ? Celle qui consiste à se frotter les gonades ? À se regarder dans les yeux en papillotant ? À se demander si on assure ? Ou à ne pas avoir d’orgasme ? Activité névrotique, oui !
  • amour : si vous aimez pas la personne avec laquelle vous baisez, vous êtes une pute. Non, faut bien différencier sexe et sexualité. Le sexe, c’est purement corporel. La sexualité, en théorie, c’est les pratiques sexuelles, en pratique, c’est l’intimité de la copulation Amoûûreuse. Quand on parle sexualité et épanouissement, c’est un échange qui unit bien plus que deux corps, c’est la fusion de deux esprits (voir Rencontre avec Joe Black…)
    Enfin, c’est sans penser aux idées parasites qui viennent nous déranger tout du long pendant l’acte…

Cette « sexualité de couple », de la fidélité, du bonheur dans les bras l’un de l’autre, c’est à mon avis la survivance moderne (et remise en question de façon assez marginale au sein du couple) du modèle de la famille chrétienne traditionnelle.
Mais ce que je reproche le plus au « devoir conjugal », c’est son aspect contraignant. Clair, d’ailleurs, qu’on n’est pas un vrai couple, une vraie union, si on baise pas ensemble. On ne peut pas être amoureux et vivre ensemble, sans partager ses désirs, bien sûr. Ça ne se conçoit pas.
Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus que les discours construisent la notion d’amour comme un Mythe, relisez bien ces deux dernières phrases, et gravez ces mots dans votre tête : « Ça ne se conçoit pas. »

(Dernière chose : les enfants. Considérations en mode utopique 😛 Comment penser les enfants dans un monde sans l’Amoûûr, et donc, sans couple ? Ma foi, pour éviter le sexisme, on peut rapeller que peu importe qui passe 9 mois à fabriquer le moutard (activité dont la nécessité ne me convainc pas plus que ça de nos jours), les deux parents doivent arrêter de travailler, les deux parents doivent s’occuper de lui et le prendre en charge financièrement.
En ce qui me concerne, dans un monde sans couples, je crois que les réseaux sociaux suffiraient à mettre en relation les gens de chaque sexe (encore que…) qui voudraient avoir un enfant, lesquels pourraient alors faire connaissance, voir s’ils s’entendent sur les questions d’éducation, se considèrent l’un et l’autre assez stables pour êtres liés durablement par un lien juridique qu’est la parenté, et paf ! ça fait des chocapic !)

Et puis merde, y’a quantité de choses à faire sans s’enticher de la première paire d’yeux venus ! Lire, bavarder, intellect, art, amitié, engagement, transformer son boulot en plaisir, se faire un jeu vidéo, sortir…
L’elfe demandait un jour si le Bonheur était dans l’assiette. Après avoir promis qu’elle chercherait à définir le Bonheur, elle a oublié l’affaire. Moi, je demanderai pour aujourd’hui : le Bonheur est-il vraiment dans le lit ?
En fait, la réponse à cette question, c’est oui…mais seulement parce que le seul bonheur qu’un être puisse espérer, c’est de ne plus être ! 😛

EDIT du 4/5/2012 : Je ne suis pas tout seul ! 😀 Une amie m’a envoyé un lien vers une interview anti-amur. Apparemment, y’a toute une culture célibataire out there. Un jour, je penserai à sortir de chez moi ^^

Grève à Lyon

Je comprends pas, je suis végétalienne...

Je trie mes ordures...

Je mets mes épluchures au compost...

Alors pourquoi ça pue dans la rue ?! - Lyon, Mars 2012

Ces gens qui fument dans la rue…et alii

1.Ces gens qui fument dans la rue…
2.Ces gens qui parlent dans la rue…
3.Dépêche
4.Bloggor, les bas instincts du bloggueur

Ces gens qui fument dans la rue…

Fumeurs,

  • Ne fumez pas chez vous (ça sent pas bon quand on y va) ;
  • Ne fumez pas devant vos enfants ou animaux de compagnie ;
  • Ne fumez pas à la plage (y’a plus de mégots que de sable !) ;
  • Ne fumez pas dans la petite cour quand je descends mes poubelles ;
  • Ne fumez pas devant l’entrée des immeubles sur mon chemin (je dois retenir ma respiration) ;
  • Ne fumez pas à l’entrée des magazins ;
  • Ne fumez pas à la sortie des bureaux ;
  • Ne fumez pas à la sortie de l’unif ;
  • Ne fumez pas à la sortie des écoles ;
  • Ne fumez pas sur la terrasse des restaurants ;
  • Ne fumez pas dans la cour, sur votre lieu de travail ;
  • Ne fumez pas à la sortie du métro ;
  • Ne fumez pas en attendant le bus ;
  • Ne fumez pas en attendant le tram ;
  • Ne fumez pas dans les lieux où il est demandé de ne pas fumer (oui, il faut le rappeler !) ;
  • Ne fumez pas en marchant lentement dans la rue : il faut courir pour vous dépasser ;
  • Ne fumez pas en marchand vite dans la rue : il faut aussi courir pour vous dépasser ;
  • Ne fumez pas en arrivant au feu rouge ;
  • Ne fumez pas de la mort de Boromir, son fils bien-aimé ;
  • Et ne fumez pas non plus du retour d’Aragorn, héritier légitime du trône ;
  • En fait, Merriadoc Brandebouc, il serait mieux que vous ne fumiez pas du tout.

Ces gens qui parlent dans la rue…

Suis-je tout seul à me retourner quand la fille qui marchait à côté de moi depuis vingt seconde me déclare soudain sans me regarder : « Moi, j’trouve que c’est dégueulasse, la serviette. Clair, ça s’réutilise pas ! Par contre, la Mooncup®… »

Je sursaute.
Je regarde.
Je comprends pas.
Qu’est-ce qu’elle a dit ?
Pourquoi elle a dit ça ?
Pourquoi elle m’a dit ça ?

Aaaaaaaaahhhhhh !!!!! (instant de panique intense, je cours dans tous les sens. Elle a prononcé le mot « mooncup ». Et parlé de serviette :\)

Et soudain, mon regard tombe sur son cou. Il y a un petit fil noir qui en sort. Il monte jusqu’à son oreille.
Mon cœur reprend un rythme normal. Je regarde, gêné, autour de moi. Il n’y a personne. Personne n’a rien remarqué.
Je me sens con.

On s’est tellement habitués aux téléphones portables, je suis déjà trop vieux pour concevoir une communication avec quelqu’un d’extérieur sans signe (posture, appareil) facilement repérable.
J’trouve ça cool. Ça y est, les cerveaux sont interconnectés.
En même temps, ce déballage de vie privée…Faute d’arborer le signe « Cette personne est en train de téléphoner », y’a des fois où j’ai l’impression qu’elle m’agresse en me forçant à l’écouter raconter sa vie ou celle des autres, sans qu’elle se rende compte que je l’écoute -_-‘

Dépêche

Ça faisait un moment que je voulais vous en parler (oui, même quand j’avais pas de lecteur), mais je ne me voyais pas faire un article uniquement pour ça.
Ce genre de petits trucs en vrac va très bien dans cette poubelle d’idées qu’est le présent article.

« Nous informons nos lecteurs que notre photographe Ynès Poireau a quitté notre journal le mercredi 25 janvier 2012, et rejoint l’association Vegan Is Humanity. »

Voilà, c’est fait

Bloggor, les bas instincts du bloggueur

Bloggor est content 🙂

Bloggor a eu visites.
Novembre 21, décembre 46, janvier 134, février 146, mars déjà 93 ! 😀
Bloggor visiteurs réguliers ;-D
(Oui, il est très content le Bloggor ! C’est un grand moment dans la vie du Bloggor !)

Bloggor a eu commentaires.
Bientôt peut-être plus commentaires qu’articles.
Même si bloggor fait moitié commentaires :p

Bloggor fait sommaire. Et sommaires dans articles (bloggor trouvé ancres). Car articles trop longs.
Bloggor  trouvé couleur.

Bloggor groooooos article loooong promis bientôt fini.
Article important. Lire même si pas intérêt Internet. Car Bloggor et autres bloggors tous Internet.

Bloggor Google débile 😛

  • « pub smartphone virgin » « photo marrante caniche » « le Grand Caniche pub virgin » …et beaucoup beaucoup autres… ===> Bloggor pas content avoir posté article populaire sur truc débile. Bloggor tourments du regret T_T
  • « boobs caricature » ===> Bloggor chercher boobs et trouver candiFLA. Obsédés chercher boobs et trouver Bloggor ;-D
  • « dieux caricature » ===> Bloggor, caricature ? Bloggor pas nuance ? Ooooohhhhh…mauvais Bloggor -_-‘
  • « boulettes de viande drole » ===> Bloggor sait que Monstre Spaghettis Volants mange viande, donc homme hommenivore. Mais pas sujet article.
  • « FF8 logo » ===> Si Bloggor dit « Justin Bieber », toutes fans venir chez Bloggor ? O_o
  • « je supprime mon compte facebook » (et page Tronche de bouc visualisée) « le végétalisme » ===> Bloggor content 😀
  • « pornoxo.com.récents » ===> Bloggor collector ^^
  • « recits de fellation en voiture » ===> Bloggor collector N°1 ^^
  • « tronche que j’aime pas » ===> Bloggor non plus pas aimer sa tronche
  • « vegetarisme argument anorexique » ===> Végétarisme pas argument contre. Vegan super-poweuur !
    Un peu triste quand même si amie anorexique.
  • EDIT : aujourd’hui « vagin laid » ===> Collector spécial.

Pour Google, Bloggor est caricature Dieu avec boulettes et boobs sur pornoxo, et fait fellation en voiture avec caniche végan de pub virgin.
Bloggor idée article.

Transgendrisme : de l’autre côté du miroir

Ces derniers temps, j’ai pas mal surfé de Vlog en Vlog de trans. Cherché çà et là. Bref, je me suis renseigné. J’aimerais vous faire partager mes premières impressions.

En fait, c’est en découvrant la chaîne de candiFLA que tout a commencé…Ben, d’ailleurs, c’est un joli petit hasard que ça, dont je vais essayer de remonter la chaîne le plus loin possible, juste pour l’amusement ^^

1.Le hasard
2.Les Vlogs
3.La dysphorie ?
  a.Masculin/Féminin ?
  b.Suis-je un Pénis ou un vagin ?
  c.Des malades mentaux ?
4.La domination
5.Bonus : réflexions stupides

MTF

Cette image est sous licence Creative Commons, mais ne peut être utilisée pour usage commercial.

Le hasard

  • À 7 ans, j’ai vu mon cousin N. jouer sur la Playstation 1, à un jeu appelé Final Fantasy 8. J’ai adoré ce que j’en voyais.
  • À 9 ans, j’ai ma propre PS, et FF8.
  • À 15 ans, après FF VIII, IX, X, X-2 (pas longtemps) et XII, je joue au fameux FF VII.
  • Fin 2011, en cherchant des adaptations de FF VII One Winged Angel, je découvre ViolinTay.
  • Dans l’onglet « related videos », je vois une figure revenir souvent. Curieux, un jour de janvier, je clique. Je découvre MissHannahMinx. Je m’amuse à lire les commentaires, chef-d’œuvre exquis d’invention et de machisme bien hypocrite.
  • En voyant une vidéo débilesur YouTube, j’ai, fin février, l’idée d’écrire un article « Lost in YouTube », que je ne publierai pas parce que j’aime pas Google et le web inconscient.
  • Pour retrouver la chaîne de MissHannahMinx, je cherche « boobs » dans la barre YouTube (XD)
  • J’arrive sur la chaîne de candiFLA.

Pour résumer, si mon cousin n’avait pas joué à FFVIII, j’aurais pas passé une semaine à lire sur les transsexuels.
Mais le sujet de ces article est autrement sérieux que cette histoire de hasard.

Dans mon brouillon d’article sur YouTube, j’avais écrit ça :
« La preuve ultime que les transexuels sont d’odieuses et haïssables tarlouses qu’on devrait éliminer : en voilà deux qui jouent en riant avec des morceaux d’animaux découpés, en détaillant avec un sadisme de boucher le contenu de l’étiquette. D’ailleurs, il y a plus de 100% de produits chimiques, et ils ne s’indignent même pas. »

Les Vlogs

Une chose que j’ai trouvée impressionnante, lors de mon voyage dans cet univers (toujours sur le net, comment voyager autrement ?), c’est la prolifération de Vidéo-Blogs dans le monde des transgendres. Comment expliquer cela ? surtout quand on sait que, pour les trans, les plus gros problèmes (emploi, sexualité, relations avec les parents, les amis, dépressions,…) découlent du fait non pas qu’ils se soient lancés dans une transition, mais qu’on le sache. N’est-ce pas le paradis pour eux que de pouvoir vivre dans leur sexe d’arrivée, sans avoir à rendre compte de leur parcours ? Qu’arriverait-il si quelqu’un de leur connaissance, par quelque hasard extraordinaire (et pourtant répandu à en juger la proportion plus ou moins élevée de commentaires du style « OMG you used to be a girl ??? O_O » ou « 2/20th i discovered i was gay »), venait à les voir tels qu’ils étaient deux ans auparavant, seuls devant une cam, pleurant sur leurs parents qui n’approuvent pas, une perruque de mauvaise qualité sur la tête, les bras musclés et la voix vacillante ?

Moi, je chercherais à expliquer cette tendance Vlog par…une sorte d’amour de l’exhibition, ou plutôt, non, de fierté de soi-même, de son corps, de son évolution, de son parcours. Une fierté de ce qu’on est, de ce qu’on est devenu, et de ce qu’on a enduré. Peut-être parce que sur Internet, les gens sont dans de meilleures dispositions : ce sont des étrangers à la personne, qui ont cliqué sur un lien où figuraient les initiales TS, FTM, et qui ont eu le temps de réfléchir . Au lieu que les gens dans la rue ou les collègues ou vieux amis, voyant venir une femme, lui trouvent soudain une voix d’homme, et ne peuvent masquer leur regard, leur surprise, leur confusion sur le moment. Je ne dis pas que les commentaires d’Internet ne sont pas parfois orduriers : mais ceux-là sont plutôt rares, et ceux qui se lancent dans ces considérations se font éventuellement taper dessus par d’autres commentaires ; les réactions des auteurs de Vlogs sont souvent enjouées, on les sent réconfortés par la « gentillesse » que montrent les gens envers eux.
Car oui, une transition, même s’ils n’en parlent que sporadiquement, c’est un moment difficile, et Internet peut se révéler d’un merveilleux réconfort.
En tout cas, ce nombre incroyable d’histoires, de profils, de paroles n’arrêtent pas de m’émouvoir.

Quelques Vlogs YouTube : candiFLA, Jesslyngirl87, MamzelAmanda (fr)…mais j’ai à peine commencé à explorer.

La dysphorie – Masculin/Féminin ?

Une des remarques que nombre de trans ressortent souvent, c’est « towards being you », « the real you », « who you really are »…mais je dois avouer que personnellement, je ne sais pas trop quoi penser face à cela ces derniers temps.
Suite à mon article plutôt raté tournant autour du féminisme, j’ai eu quelques discussions (au lance-flamme), avec notamment une de mes amies, et avec La Mouette (par mail). Dans mon article, notamment, j’avais fait l’erreur de confondre le genre, et l’identité de genre, qui concerne plutôt le ressenti individuel, la façon dont on se définit « comme femme », « comme homme » ; on m’a fait, entre autres, la remarque qu’il était difficile de dissocier un « Moi » qui ne soit pas femme, un « Moi » qui ne soit pas homme, du « Moi ». Les mots exacts étaient :

Une réflexion collective a abouti à l’idée qu’il était difficile, lorsque genre et sexe sont en accord (ton cas et le mien, et celui des autres participantes), de discerner à quel point [c’est inécrivable à part à la 1ère personne] nous pouvions dire « je me sens une femme/un homme » et « je me sens être moi ». J’imagine que lorsqu’un décalage existe, il est perçu…

J’ai trouvé ça diablement intéressant. En tant que littérateur, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer qu’en français, « Je » était d’ailleurs marqué en genre (attribut, participe passé s’accordent à un Je féminin), tout comme la plupart des prénoms. En fait, la langue, et par là, la pensée, sépare le monde en deux clans, dans notre façon de le percevoir et de construire, plus que notre personnalité, notre regard. « Je » est une femme, « Je » est un homme, pour ainsi dire, intrinsèquement. Pour dire mon idée brièvement et dans un jargon pseudo-scientifique : la dichotomie de genre est une préconception qui précède l’individu.
Alors, on pourra me répondre qu’en anglais, mon brillant système s’effondre ; mais là aussi, « He », « She » marquent le genre, ou le vocabulaire, ou le nom, les suffixes, la façon de se désigner soi-même une fois ses premiers mots prononcés comme « petite sœur », et en-dehors du langage cent rites qui font que le corps n’est nu qu’en compagnie de la mère ou qu’en compagnie du père, le partage du bain et du temps, la structuration de l’espace…je crois qu’il y a dans tous les pays de quoi créer non seulement l’esprit, mais aussi le corps, comme esprit ou corps féminin ou masculin.

La dysphorie – Suis-je un Pénis ou un vagin ?

Cette observation me mène à penser ceci : que le genre, mais aussi le sexe, ne sont, rigoureusement, qu’une seule et même chose : un carcan dans lequel un être assexué a été élevé. Approche déterministe, sans doute, mais aux implications impressionnantes. Là où on avait une humanité séparés entre hommes et femmes à la naissance (sauf rares exceptions), nous découvrons une colonie uniforme de fourmis. Là où on voyait un homme né dans un corps de femme, on trouve un être humain désireux de se construire lui-même, en se choisissant un nouveau corps, et un nouveau genre. (Et que dire de l’homosexualité ?) Il n’y a qu’un seul genre, il n’y a qu’un seul sexe, et il est neutre.

Cette idée va à l’encontre de deux postulats axiomatiques de la réflexion sur le transgendrisme, et même, sur la distinction homme/femme :

  • Le sexe d’un individu est une donnée biologique.
  • Sexe et genre sont deux choses différentes.

1° Non, le sexe d’une personne n’est pas une simple donnée biologique. Vous avez remarqué, d’ailleurs, pour ce qui est du genre ou du sexe, on a tendance à ramener tout aux parties dites sexuelles, et, en particulier, chez l’homme, au symbole de l’homme. Ce qui définit le sexe biologique, ce sont les seules gonades. La définition a dû d’ailleurs être dédoublée après les découvertes les plus basiques de la génétique, et la révélation au monde qu’il existe des femmes XY, avec l’invention d’un « sexe chromosomique ». Pourtant, les marqueurs du sexe sur le seul corps sont nombreux : sourcils, ossature, pilosité (faible chez l’espèce humaine), taille, répartition des graisses, pomme d’Adam, hauteur de la voix (renforcé socialement)…mais bon, « on » a décrété de ces caractères-là, qui sont pourtant les premiers qu’on remarque en Société, qu’ils étaient « secondaires« , sous prétexte qu’ils ne touchaient pas à la reproduction sexuée. Ainsi, d’après l’association belge Genre Pluriels, le sexe est une invention médicale, tandis que la réalité indique plutôt un continuum tant morphologique que psychologique.
2° Je vois aussi, dans le genre, la continuité d’une lecture du corps. Si la courbe est féminine, la rigueur mâle, les hauteurs sont à la femme (renforçant une tendance naturelle de la voix), la gravité et la force musculaire/physique à l’homme (dans nos sociétés, cette définition des grenres n’est pas universelle). Dans les attitudes, la démarche balancée/droite, dans les mutilations qui imposent à l’homme de se raser les cheveux au lieu de les voir tomber dans la Rome Antique, et à la femme de lutter contre la pilosité corporelle ou de se rétrécir, à certaines époques, la hanche ou les pieds ; dans les vêtements (décolletés notamment), beaucoup de choses font directement signe aux différences morphologiques. Alors, certes, le corps n’explique pas tout (on a notamment vu des sociétés où la femme, dominante, devait être aggressive, d’après les observations de Margaret Mead je crois), mais il est souvent difficile de nier que le genre « colle à la peau ».

Notez que tous ne s’accordent pas sur cette opinion ; les trans sont justement, comme je le signalais, les premiers à reprendre cette conception. Voici ici la voix d’une trans qui répond intelligemment à mes idées, dans la deuxième partie d’un article où elle râle contre ces trans militants qui affirment que genre et sexe n’existent pas, et accusent l’État de l’état (pfiouuu…) de la société.

Pour vous forcer à cliquer sur le lien ci-dessus, je dirai que je ne suis pas d’accord avec Nickie dans les conclusions qu’elle tire parce que :

  • D’abord, j’étais convaincu par les militants de GP avant de lire ce que Nickie racontait, je voyais donc l’affaire d’un œil partial 😛
  • Le sous-entendu derrière le terme scientifque « dimorphisme sexuel de l’espèce humaine » (souligné par un lien ves Wikipédia, Encyclopédie du Savoir Absolu et pas Relatif) est un argument d’autorité, qui ne remet pas en question la construction sociale des conceptions de cette autorité.
  • À propos d’autorité, je me permettrai de souligner que « elles adhèrent à la définition du transsexualisme donnée par les psychiatres » fait encore une fois, à mon avis, signe vers un fast-food de la réflexion.
  • Bien sûr que non, la société idéale de ces transgenres n’est pas une société où on appelle un sozie de Victor Hugo « Mademoiselle », ou plutôt « Madame », mais une société où tout le monde s’appelle « Monsieur »
  • On n’est pas transphobe si ça nous paraît bizarre. On est juste socialisés. Et puis souvenez-vous, « l’État » est le seul transphobe XD
  • Alors oui, vers la fin, effectivement, y’a d’la psychologie de comptoir. Parce que bon, dire que des gens qui voulaient changer le monde comme Robespierre, Staline, Hitler, ou les jeunes UMP ont un « complexe personnel », c’est un peu exagéré ! XD

Du reste, je suis d’accord pour ce qui concerne la distinction en deux camps de trans (encore que…), le danger du prosélitisme et de la dictature de champ, l’intérêt éventuel d’un soutien psychologique (même si je crois peu en la psychologie, le transgendrisme est un sujet tellement sensible et passionnel…)

La dysphorie – des malades mentaux ?

Le problème principal qui, à mes yeux, découle de cette bipartition de l’humanité en deux sexes-genres, c’est que toute révolte contre ce que la naissance nous a donné et forcé à adopter (dans la mesure où je ne crois pas en une distinction sexe/genre, je ne peux pas dresser de typologie de ces révoltes – seulement des interprétations) semble aller contre un ordre qui structure profondément notre société, mais également notre « nature ». C’est-à-dire que se révolter contre un élément de conceptions sociales, c’est difficile ; mais se révolter contre ce qui semble « naturel », contre ce qui touche à la nature du corps, c’est plus difficilement acceptable. Les végétariens en font l’expérience, mais sous une forme atténuée (étant donné qu’ils ne vont pas jusqu’à mutiler, de façon visible, leur corps).
Il en résulte que nombre sciences humaines et lois ont, pendant longtemps, défini les troubles de genre et autres dysphories comme une maladie – laquelle définition a, je pense, donné un cadre aux trans, mais un cadre morbide et rigide. Et ce n’est pas une simple affaire de psychiatrie, de statut social (et de remboursement par la sécu…) : il en est allé de la loi. Le diagnostic d’une dysphorie, les commités d’experts, autant de choses, de démarches, d’obstacles angoissants, de retards, avant les hormones ou les vaginoplasties…Je ne sais pas si c’est une mauvaise chose, d’empêcher un chacun de se lancer dans une aventure sans réelle motivation — mais moi, j’aime pas.

Une autre chose qui m’énerve énormément est cette recherche de fateurs explicatifs biologiques, dans les gênes, comme « nés comme ça », dans les hormones, le cerveau (4:45 de ce reportage crasse, cliché et émouvant à l’eau de boudin), les rapports aux parents, la petite enfance…
Attention, ça ne revient pas à dire que les trans ne souffrent pas, psychiquement, et dans les fondements de leur identité. Mais je crois que l’intégration du genre dans les bases mêmes de l’identité, de l’idée d’individu, sont des phénomènes purement culturels (et je dis bien : purement, car, par exemple, on n’érige pas au même niveau la couleur des cheveux, alors que, ma foi, cette donnée se remarque autant voire plus a priori que le sexe).

Remarque : Le problème qu’on rencontre, si on dit à un trans qu’on ne croit pas qu’il soit né (par exemple) homme dans un corps de femme, c’est (en supposant qu’il accepte l’idée) qu’on risque de le blesser. En effet, le shéma explicatif de son état se voit remis en question, son action semble perdre tout sens et toute nécessité sur le plan individuel, et la façon dont il a envisagé, construit, interprété sa transition se trouve remise en question par des débats d’académiciens.
Aussi, je comprends tout ce que ces idées peuvent avoir d’intellectuellement séduisant (rigueur, simplicité, paradoxe), mais sur le plan humain, je n’irais pas dire à un trans (à moins que la conversation soit vraiment de cette couleur-là) : « Tu t’interprètes comme une femme née dans un corps d’homme, mais comme tu le vis, on ne naît jamais femme, on le devient. »

La domination

Il y a quantité de choses à dire à propos du trans*isme et de la domination, et nombre de phénomènes sont révélateurs.
Je pourrais m’orienter vers la discrimination envers un troisième genre que domine un système binaire…d’autant que ça peut être plus ou moins houleux, que 2008 a lancé le débat…Mais je vais pas le faire.
Je pourrais considérer que les trans ou travestis, curieux de créer/vivre l’intériorité de l’autre sexe, n’hésitent pas à passer d’un statut de dominant à un statut de dominé, en dépit des risques qu’il y a à être femme dans notre société (viol, salaire, emploi…) Mais je ne vais pas le faire.
Non, ce que je vais prendre pour point de départ de ma réflexion, c’est une constatation formulée par une certaine Myriam : « La fréquence estimée est de 1 pour 30000 mâles et de 1 pour 100000 femelles. »
Pourquoi y a-t-il plus de trans nés hommes que femmes ?

Bon, tout ne s’analyse pas en terme de domination, mais je pense qu’il peut être intéressant de souligner que, alors que les femmes jouissent d’une position relativement défavorisée dans la société, elles envisagent (encore) moins le transsexualisme que les hommes. Sacralité du corps féminin ? Ascenseur social unidirectionnel ? Plus faible autonomie/marge d’action ? Ou peut-être, au contraire, le fait que les femmes, prises dans un rôle plus libre, ayant plus de choix dans leur manière d’être femme, ayant un peu plus droit à la masculinité (port de vêtements masulins, positions sociales traditionnellement masculines) que les hommes à la féminité (port de vêtements féminins, positions sociales féminines, insultes…) ? Ma foi, je n’oserai hasarder une explication pleine et entière pour laquelle les FTM sont plus rares, et représentent le côté weirdo de la chose.
(Dans l’ensemble, d’ailleurs, je suis intimement convaincu que les derniers paragraphes de cette partie contiennent un nombre aberrant de conneries ; mais si les pises que je pose entraînent des questionnements, tout n’est pas perdu ^^)
D’autre part, tel Dieu descendant parmi les mortels, le MTF (en tant que symbole plus acceptable : je ne parle pas ici des personnes) n’a-t-il pas ce côté condescendant du supérieur qui peut devenir l’inférieur, du blanc qui peut devenir un Indien, de l’homme qui peut devenir un Na’vi dans les Na’vets ? L’homme serait alors un plus, qui se dépouille ? Ma foi, quand je regarde les Vlogs, j’ai l’impression que c’est débile ce que je dis : un homme met du maquillage, cherche dans des salons inconnus, acquiert des seins — mais bon…
Est-ce parce que la Beauté féminine est plus attractive ? Comme une sorte de sensualité…une valeur de sensualité, chez la figure maternelle (dans le rôle, même), chez l’épouse, chez la Muse, qui pousse à désirer le corps de la femme ?…Pourtant, des corps masculins peuvent également être définis comme beaux — mais, culture oblige, la Beauté masculine est moins exhibée, moins reconnue socialement. Par exemple : parmi toutes les critiques qui pouvaient être faites à Batman et Robin, la plus récurrente n’est-elle pas qu’un réalisateur homosexuel prenait ses téléspectateurs pour des homosexuels en leur imposant de soi-disant plans interminables de fesses moulées ? (d’ailleurs, je les ai pas trouvés interminables, et la fille y passe aussi…)

Bon, allez, pour continuer sur des conneries sans prétentions sérieuses…

Les réflexions stupides…

  • Un transgendre est toujours hétérosexuel. Ou homosexuel, c’est selon.
  • Ça valait bien la peine de changer de sexe, si c’était pour sortir avec des filles quand même !
  • En cas de transidentité, peut-on observer de véritables scènes de ménages sur la question du nom ?
  • Transexuels célèbres : 1) Naruto…
  • Si un(e) transsexuel(le) entamme une transition, qu’est-yelle devenu(e) à la fin de la transition ?
  • I’m a she-he-it. I’m a shit !
  • Si un trans naît dans un avion entre l’Europe et l’Amérique, on dit que c’est un transatlantique.
  • Si une hermaphrodite change ses deux sexes, elle restera une hermaphrodite.
  • D’ailleurs, trans²=Id

Bon, là, on a touché le fond…